Paquetage Portefeuille Europe, Portefeuille – Noir, Cuir Avis

Avis diversification portefeuille OPC

Bonjour à tous,
J'ai parcouru le wiki et plusieurs post du subreddit pour de l'investissement très long terme (retraite en majorité).
J'ai 29 ans et je voudrais placer 50% (200 €) de ma capacité d'épargne dans des actions, le reste allant sur une AV boursorama fonds euro et que j'ai déjà acheté à crédit ma RP il y a 3 ans (600 par mois).
J'ai bien noté que le conseil récurrent sur ce sub-reddit est de faire la chasse aux frais avec un ETF monde sur un PEA en ligne (bourse direct par ex). Seulement voilà, pour des raisons d'éthique personnelle je ne veux pas faire travailler mon argent sur certaines capitalisations incluses dans ces ETF. J'ai aussi regardé du coté des ETF dits "ISR", mais quand je vois les entreprises qu'il reste, c'est plutôt qu'ils ont enlevé le pire du pire.
Du coup je me suis intéressé aux SICAV, et notamment à deux en particulier Ecofi et Sycomore qui propose des fonds plus "responsables" à mes yeux. La gestion active me semble intéressante, pas spécialement pour surperformer l'indice moyen mais pour justement avoir un impact sur le choix des actions en fonction des entreprises et de leur impact environnemental sur le long terme.
J'ai trouvé ces deux fonds qui me semblent de qualité :
Ecofi enjeux futurs C FR0010592022, sur AV linxea spirit car non eligible PEA, actions monde
Sycomore Sélection Responsable A FR0013076452 éligible PEA, actions europe
Que pensez-vous d'un tel choix d'OPC ? Pensez vous que je devrais diversifier encore avec d'autres fonds de ces SICAV ou alors dans d'autres SICAV comme Meeschaert ou Mirova ?
Merci et bonne journée !
submitted by metalonono to vosfinances [link] [comments]

création de portefeuille pea tracker. besoin d'avis sur mes choix.

Bonjour à tous,
Après plusieurs années à essayer de jouer avec mon PEA, mais sans réel compréhension (actions direct au début, maintenant seulement des fcp maison de ma banque sur 3-5 ans), j'ai enfin décider d'apprendre à le gèrer correctement pour plus de flexibilité (2 fcp par ans, toutes les fcp ne sont pas forcément interressantes et certaines en stock limité ce qui m'a donné peu d'opportunité au final).
J'ai fait pas mal de recherche, lu pas mal de post de ce sub et j'aimerais un retour pour être sur de ne pas tomber dans des erreurs de débutants.
etat actuel: PEA ouvert depuis 10 ans. 1400€ en FCP de la banque (crédit mutuel au fait), 600€ en part social prêt à être investit.
objectif: Investir dans des etf pour environs 8 ans. Je compte versé 2500€ supplémentaires ce qui fait environ 3000 à placer maintenant (enfin dans 1 à 2 mois). Les fcp seront aussi réinvestit au fur et à mesure de leur clôture (2020 pour la plus loin). Je suis prêt à prendre quelques risques, laisser courrir 15 ans si il faut, et pourrait certainement réinvestir ponctuellement (au moins 1000€ par an) pour amortir des grosse chutes si besoin.
idée de portefeuille que j'ai etablis après mes recherches:
le but est de couvrir la plupart des secteurs, pour être diversifié tout en restant raisonable sur le nombre de ligne. Que pensez-vous de ce partage ?
Question annexe: étant donné les frais de ma banque (~10€ par ordre, 6€ de frais de garde par ligne) je pense transferer mon pea sur un service en ligne avant de commencer ces investissements. Cependant, je n'arrive pas à voir si un courtier (comme bourse direct) est plus interressant/sur qu'une banque (comme boursorama) ?
merci d'avance!
submitted by girafon to vosfinances [link] [comments]

Les ETF en long et en large - Chapitre 4 : Les risques - la liquidité, le tracking error, les coûts

Les ETF en long et en large - Chapitre 4 : Les risques - la liquidité, le tracking error, les coûts

Introduction

Bonsoir à tous et à toutes, je tiens à m'excuser d'emblée pour la longue pause entre le post précédent et celui-ci. Cela étant dit, c'est pour le mieux, car j'ai eu l'occasion d'apprendre beaucoup de choses sur les ETF entre-temps. Avant ça j'avais la perspective académique et maintenant j'ai un aperçu de la perspective de la gestion d'actifs. J'allais aussi écrire sur comment choisir un ETF, mais je me suis rendu compte qu'en fait cette question va mieux dans le chapitre 5 car je suis de l'avis que la sélection de fonds est subordonnée à l'allocation du portefeuille. Avant de me lancer à corps perdu dans le vif du sujet, je vais parler de la liquidité, une notion qui est fondamentale pour comprendre la finance et qui est trop peu ou trop mal expliquée. Conseil : relisez le chapitre 2 avant, sinon ça risque de piquer.
En finance on a deux notions de liquidité, qui sont liées mais distinctes. La liquidité d'une entreprise ou d'un individu est sa capacité à pouvoir rembourser ses dettes à temps et intégralement. La liquidité d'un investissement est la facilité et la rapidité avec laquelle on peut le revendre à son prix de marché sans subir de décote. Par exemple, si je vous donne un an pour vendre une maison, vous aurez beaucoup plus de chances de la vendre au moins au prix du mètre carré moyen dans votre quartier, que si je vous donne une journée pour le faire, auquel cas vous serez obligés de la brader pour obtenir une signature au plus vite (sauf si vous vendez un appartement dans le 16ème à Paris, je suppose). Inversement, si vous vous positionnez du côté de l'acheteur, vous rencontrerez le même problème, plus vous êtes pressés, moins vous aurez le temps de comparer différentes offres, de négocier un prix plus bas, etc... En ce sens, l'immobilier n'est pas un marché très liquide. Autre exemple, les billets de trésorerie de l'Etat français peuvent être très facilement transformés en cash, ce pourquoi on dit que ce sont des actifs monétaires, assimilables à de la monnaie, des liquidités.
Pour les actifs cotés en bourse le meilleur prix vendeur et acheteur sont affichés en temps réel à chaque moment (cf chapitre 2), ce qui donne une vue assez bonne de la liquidité du marché : plus la différence entre les deux prix est petite, plus l'actif est liquide. Cela est possible car les actifs financiers sont standardisés, dématérialisés et qu'il y a des analystes, des courtiers, des dealers, qui fournissent la transparence et la liquidité nécessaire pour que cela se fasse. La liquidité est souhaitable car cela permet d'avoir de la sûreté et de la flexibilité. Cela conclue mon intro sur la liquidité.
Comme d'habitude, je tiens à rappeler que ce n'est pas un conseil d'investissement, que ces produits ont un risque de perte en capital et tout un tas de risques que je vais évoquer dans ce post. J'ajouterais que je suis légèrement moins emphatique sur les ETF aujourd'hui que je ne l'était il y a quelques mois, mais que je maintiens que ce sont d'excellents outils pour investir si vous comprenez ce que vous faites.

Sommaire et "trop long ; pas lu" des chapitres précédents

Chapitre 1 : Les indices
Les indices boursiers suivent le prix d'un panier d'actifs cotés dans des bourses. Ces paniers sont dits "sous-jacent" et peuvent être constitués d'actions, d'obligations, de contrats à terme ou d'options, entre autres.
Le poids de chaque élément individuel du panier dans l'indice est en général déterminé par sa capitalisation boursière, c'est-à-dire la valeur théorique de tous les titres identiques de ce type en circulation en bourse au prix unitaire actuel. Les poids sont recalculés tous les mois ou tous les trimestres selon les indices. A chaque fois que les poids sont recalculés, les titres qui ont sous-performé lors de la période précédente auront un poids plus petit ou peuvent carrément être radiés de l'indice s'ils perdent trop de capitalisation boursière, tandis que ceux qui ont superformé auront un poids plus important.
Il existe des indices pour plus ou moins n'importe quelle classification que l'on peut souhaiter : origine géographique, capitalisation boursière minimale et maximale, niveau de risque, sensibilité aux anomalies de marché, fondamentaux etc...
Les indices d'actions réagissent positivement à la croissance économique et les indices obligataires réagissent positivement quand les banques centrales baissent leurs taux etc...
Chapitre 2 : Les ETF à réplication physique et synthétique
Pour suivre un indice et investir dedans, on peut créer des fonds d'investissement qui tentent de suivre la valeur du panier de titres qui le constitue, ils sont dits "indiciels".
Quand un fonds d'investissement indiciel n'est pas coté, il ne peut pas être investi à 100% dans les paniers, est suboptimal d'un point de vue fiscal et au niveau des frais de transaction, ce qui réduit sa capacité à suivre de près l'indice, surtout sur de l'investissement long-terme. Pour de l'investissement très-court-terme, ces désavantages ne sont pas trop importants et ces fonds sont même assez avantageux à conditions qu'il n'y ait pas de frais à l'entrée ou à la sortie.
Pour remédier à cela et optimiser l'investissement long-terme, on crée des fonds indiciels cotés (Exchange Traded Funds - ETF - ou trackers), où des intermédiaires financiers, dits Authorized Participants (AP), absorbent les frais de transaction et permettent au fonds d'investissement d'être investi à 100% dans les paniers du sous-jacent. Ces intermédiaires financiers gagnent de l'argent en faisant en sorte que le prix des parts de l'ETF suive celui du panier d'actions avec des arbitrages. En d'autres termes ils profitent du décalage du prix des parts de l'ETF et de la valeur théorique de son panier, quand l'offre et la demande pour l'indice diffère de l'offre et de la demande de parts de l'ETF.
Il y a quelques façons de structurer un ETF, notamment en le faisant détenir directement les paniers du sous-jacent, auquel cas on dit que c'est un ETF à réplication physique. Alternativement on peut le faire détenir des paniers d'actifs liquides, le collatéral, appartenant à une banque d'investissement qui quant à elle détient les paniers de l'indice et en les faisant échanger leurs plus-values et les dividendes respectifs, avec un Total Return Swap (TRS), auquel cas on dit que c'est un ETF à réplication synthétique (unfunded). Dans les deux cas on récupère son argent si la société de gestion ou les contreparties font faillite ou décident d'arrêter l'ETF, en fonction de la valeur de l'indice au moment où le fonds est liquidé. Les deux ont plus ou moins le même risque de contrepartie et de collatéral, bien que ceux à réplication synthétique sont légèrement plus risqués en cas d'évènement extrême, mais ont pour avantage de suivre beaucoup plus fidèlement les indices.
Chapitre 3 : Les ETF "exotiques"
Il y a divers types d'ETF autres que les ETF d'indices d'actions. On a les ETF monétaires/obligataires (IG et HY, souverains et corporate), sur couvertures de défaillance (IG et HY), des ETC (ETF sur matières premières), qui suivent soit le prix au comptant (spot) en détenant physiquement la matière première, soit le prix des contrats à termes échangés en bourse sur cette matières première (forward) et enfin des LETF (des ETF qui rajoutent des options et des contrats à terme pour prendre un effet de levier rééquilibré quotidiennement sur l'indice).
Notez qu'en PEA vous n'avez accès qu'aux ETF en actions (dont ceux à effet de levier), à une exception près et que pour accéder aux ETF susmentionnés il vous faut une AV, qui listent principalement des ETF obligataires en plus de ceux en action, ou un CTO pour tout le reste. Privilégiez l'investissement en PEA pour les ETF en actions, puis les UC en AV une fois celui-ci rempli et en dernier le CTO une fois le plafond de défiscalisation de l'AV est atteint, pour des raisons de frais et de fiscalité. Notez toutefois que dans certains cas rares, un CTO est préférable à l'AV, donc ne prenez pas ça comme une règle universelle non plus.
Chapitre 4 : Les risques - la liquidité, le tracking error, les coûts
Chapitre 5 : Construction d'un portefeuille d'ETF et exemples de stratégies

Le risque de liquidité des ETF : bid-ask, tracking error et déviation de la gestion par rapport à l'indice

L’absence de liquidité d'un ETF peut se manifester principalement de trois façons1.
3 sources de risque de liquidité, moyenne sur les ETF américains de 2002 à 2012
La première, qui découle de l'intro, est la différence entre le bid et l'ask de l'ETF (voir chapitre 2 pour plus de précisions). Elle concerne principalement les ETF avec de faibles volumes d'échange1 et peut ensuite causer du tracking error (que nous verrons peu après). Cette liquidité est assurée en temps normal par un grand nombre d'acteurs sur les marchés secondaires des ETF, il y a tout un tas de market makers en compétition pour fournir ce genre de liquidité et normalement votre courtier devrait avoir un inventaire de l'ETF suffisant pour vous en fournir ou vous en racheter au juste prix, si vous faites attention à ne pas acheter des ETF obscurs qui ont très peu de volume d'échange en bourse.
La situation est très différente en Amérique du Nord et en Europe car la bourse Euronext diminue les coûts de transaction des participants de marché qui cotent un bid et un ask sur les ETF (ce qu'on appelle les liquidity providers), tant qu'ils respectent des limites imposées, ce qui fait que non seulement ses ETF sont très liquides, mais qu'ils n'influent pas négativement sur la liquidité du sous-jacent2. Aux Etats-Unis la SEC impose des règles strictes sur les AP lorsqu'ils échouent à fournir aux ETF le sous-jacent dans un temps imparti après une souscription ou des parts de l'ETF lors d'un rachat, en leur interdisant de les fournir à travers un prêt de titre auprès d'une tierce partie jusqu'à ce qu'ils remplissent leurs obligations contractuelles, ce qui crée souvent un choc de liquidité car pour des raisons techniques cela amène certains AP à bouder les rachats de certains ETF1.
La seconde, est le premium ou le discount, ou comme je le traduirais en français, surcote ou décote. Il s'agît de l'écart entre la valeur liquidative des parts de l'ETF - à savoir pour rappel la valeur théorique des actifs détenus par le fonds / le prix que les AP peuvent recevoir pour le rachat des parts à la fin de la journée sur le marché primaire - et la valeur cotée des des parts de l'ETF sur leur marché secondaire - le prix affiché en bourse. Je l'ai déjà dit dans le chapitre 2, c'est beaucoup, beaucoup moins problématique pour les ETF synthétiques que pour ceux à réplication physique. La réplication synthétique nécessite principalement de la part des AP de la gestion de cash et d'un inventaire de parts de l'ETF, tandis que la réplication physique nécessite également la gestion d'un inventaire de paniers du sous-jacent.
Ce dernier point peut fortement poser problème dans des cas extrêmes sur certaines classes d'actifs cotées où la liquidité peut momentanément disparaître dans ce qu'on appelle des "fire sales" ou vente en catastrophe. On l'a vu cette année sur les obligations HY et la Fed a dû intervenir en en rachetant, ce qui a permis aux AP de reprendre leur travail et de corriger la décote. Quand la liquidité sur le sous-jacent disparaît, les AP cessent de faire des arbitrages car ils ne peuvent tout simplement pas trouver facilement du sous-jacent à des prix corrects, donc ne peuvent pas racheter ou souscrire des parts sans perdre d'argent. Lorsque cela se produit, le prix de la part de l'ETF sur le marché secondaire diminue fortement par rapport à la NAV à un niveau où les AP peuvent opérer.
C'est ce pourquoi je déconseille d'acheter des ETF sur les marchés peu efficaces comme la dette HY, indépendamment de toute considération de rendement ou de risque, sauf si vous acceptez le risque de liquidité inhérent en cas de crise (si vous savez que vous n'allez pas vendre vos parts en pleine panique de marché). Ce risque de liquidité en particulier est un risque qui est statistiquement rémunéré sur le long terme, donc si vous souhaitez le prendre, c'est une stratégie parmi d'autres. La décote et la surcote sont aussi très visibles lorsqu'un grand nombre de rachats ou de souscriptions sont faits sur l'ETF un jour donné.
Exemple de la surcote et de la décote d'un ETF de Lyxor qui m'avait été demandé
La troisième et la moins signifiante est l'écart absolu moyen entre la valeur liquidative de l'ETF et l'indice, le tracking error ou l'erreur de réplication. Elle peut avoir plusieurs sources : certains ETF à réplication physique font ce qu'on appelle de la réplication échantillonnée, en n'investissant pas ou peu dans les composants de l'indice qui sont peu liquides. S'ajoutent à ça les frais de gestion et les recettes du prêt de titre (qui peuvent parfois amener les ETF à réplication physique à surpondérer les titres les plus demandés par les vendeurs à découvert et donc dévier de l'indice). Autre cas de figure, pour les ETF qui couvrent l'exposition au change (hedged), comme la gestion des forwards de devises n'est pas simple, il n'est pas toujours possible de parfaitement couvrir l'intégralité des encours, donc de dévier de l'indice en monnaie locale.
Concrètement, le risque de liquidité est un problème seulement si vous êtes obligés de vendre un grand nombre de parts de l'ETF au mauvais moment. Les études que je cite expliquent que les encours ne sont pas forcément le meilleur indicateur de risque de liquidité et que c'est bien le volume d'échange des parts de l'ETF et la liquidité du sous-jacent qui compte en premier, bien qu'il y ait une corrélation positive entre ces deux facteurs, autrement dit, deux ETF peuvent avoir les mêmes encours et avoir de très différents risques de liquidité.
Ce que ça signifie en termes de performance pour la surcote/décote à gauche, et l'erreur de réplication à droite

Les frais des ETF

Pour un ETF, vous avez des frais sur encours, qui sont prélevés tous les jours. Si on vous indique des frais courants (total expense ratio, TER) de 0,5% par an sur les encours, c'est que si une part vaut 100 euros, on vous prélève ce jour-ci (les jours où l'ETF cote je précise) grosso modo 100*0,5% / 252 = 2 dixièmes de centime d'euro.
Les frais d'un ETF proviennent principalement des charges liées à la gestion : il faut qu'il y ait quelqu'un à la barre pour faire les transactions et traiter avec les AP, les frais de marketing etc... pour la société de gestion, éventuellement des frais de transaction. Il y a aussi les droits de licence pour avoir la permission de répliquer l'indice et d'utiliser son nom dans le marketing à MSCI, FTSE-Russell, S&P, iBoxx etc... En compensation, les AP payent des frais lorsqu'ils font des rachats et des souscriptions et disons que c'est une sorte de taxe pratiquée par les ETF pour leur permettre de faire des arbitrages (d'où le terme Authorized Participan), qui je le rappelle sont un business lucratif et relativement peu risqué (sauf dans les cas susmentionnés).
Les ETF à réplication synthétique (funded/TRS) doivent quant à eux payer aux contreparties de leur swap le libor applicable (ie euribor 3 mois) + un swap spread fixe à intervalles réguliers, qui est parfois renégocié au fil du temps. Plus l'indice est difficile à répliquer (liquidité du sous-jacent, décalage horaire entre les différentes bourses, demande des vendeurs à découvert sur les titres), plus le TER sera élevé. Par ailleurs, sur les ETF synthétiques, s'il y a des contraintes sur le collatéral, comme c'est le cas pour les ETF éligible PEA, la banque partenaire fera payer ça aussi car elle aura moins de flexibilité dans sa gestion du swap. La couverture de change a aussi un coût long terme généralement exprimé dans le TER.
Il y a des frais cachés sur certains ETF, comme le roulement des dérivés (cf chapitre 3), ou encore le fait que certains pays captent 20-30% des dividendes que sont censés recevoir les ETF domiciliés à l'étranger (cf chapitre 2). Les AP des ETF à réplication physique transmettent indirectement les frais de transaction sur les actifs sous-jacent, soit à l'ETF en négociant de plus faibles frais de souscription/rachat, soit en faisant tout simplement moins d'arbitrages, donc en causant du tracking error. Cela étant dit, la recherche montre que si les investisseurs sont réactifs et "punissent" les AP en boycottant l'ETF lorsqu'il exhibe de la décote/surcote, cela peut être contenu.
Cela conclue mon post, qui est beaucoup plus technique que ce que j'imaginais, et encore j'ai énormément simplifié certains points. C'est vraiment un post "pour aller plus loin". Si je devais résumer, cantonnez-vous aux ETF actions mid-large cap, obligations ou crédit IG et faites vos transactions quand le marché est liquide (pas le vendredi soir en pleine crise de liquidité).

Sources

Je vous invite à les lire si vous voulez vraiment rentrer dans les détails du market making d'ETF
  1. Liquidity risk and exchange-traded fund returns, variances, and tracking errors, Kyounghun Bae, Daejin Kim
  2. Liquidity and risk sharing benefits from opening an ETF market with liquidity providers: Evidence from the CAC 40 index, Rudy DeWinne, Carole Gresse, Isabelle Platten
  3. Exchange traded fund risk management and resiliency, Sebastjan Smodis
  4. Liquidity provision in ETF markets: The basket and beyond, Anna Calamia, Laurent Deville, Fabrice Riva
  5. Do leveraged ETFs really amplify late-day returns and volatility? Ivan T. Ivanov, Stephen L. Lenkey
Edit : il est tard et j'ai interverti décote et erreur de réplication, désolé, j'espère que je n'ai pas créé de confusion, l'erreur est corrigée.
submitted by Tryrshaugh to vosfinances [link] [comments]

Gestion financières catastrophique, help ...

Bonjour le sub,
J'espère être au bon endroit. Si je ne le suis pas je supprimerai mon post et le placerait ailleurs.J'aimerai avoir vos conseils et vos avis vis-à-vis de la situation dans laquelle se trouve mon frère.
Afin de vous introduire au problème, voici le profil de mon frère : 23 ans, à fait de l'apprentissage, maintenant intérimaire (et saisonnier l'été).
Depuis plusieurs années (depuis toujours en fait) la gestion de son porte feuille est catastrophique. Il dépense sans compter et sans consulter ses comptes. Pendant plusieurs années mes parents ont fait office d'éponge et ont sans cesse réapprovisionner ses comptes. Il y a eu beaucoup de discussions entre mes parents et mon frère, mais rien n'y fait.Son compte courant est toujours dans le rouge (mes parents ont procuration), même si il gagne correctement sa vie (+/- 2000€) par mois il est tout le temps a découvert.Cette situation commence à dégrader sérieusement les relations familiales et mon père en souffre beaucoup (il est malheureux et à l'impression de n'être qu'un portefeuille aux yeux de mon frère). Mon frère dépense excessivement dans les paris sportif en ligne (addiction), dans les sorties, dans la nourriture, dans des achats compulsifs, dans tout en fait ...

Nous sommes un peu perdus sur comment la situation vas évoluer et quelles sont les possibilités qui s'offrent à nous. Nous dialoguons beaucoup dans la famille, comme dit précédemment mon frère à eu beaucoup de discussion à ce sujet là avec mes parents.

Avez-vous des conseils, des pistes de solutions ou avez vous vécu une situation similaire ?
Bonne journée
submitted by AkIsMe to vosfinances [link] [comments]

Remettre de l'ordre dans son PEA

Salutations,
Tout d'abord, merci pour la qualité de ce sub et de ses contributions.
J'ai ouvert mon PEA en novembre 2019, à l'occasion de l'introduction en bourse de FDJ. À l'époque, la publicité faite autour de cet évènement m'avait poussé pour la première fois à mettre mon argent sur autre chose qu'un Livret A ou un PEL.
En bon néophyte, bien naïvement porté par des espoirs de richesse rapide et sans effort, je me suis adonné pendant plusieurs semaines à cette pratique dont j'ignorais le nom : le stock picking, ou l'art de mettre son argent sur des valeurs sans rien y connaître.
Mon tout jeune PEA a ainsi vu se succéder une poignée de noms piochées au doigt mouillé sur base de conseils venus d'Internet et de la presse. FDJ, donc, mais aussi Vinci, STM, Imerys, Korian, Axa, Dassault, et probablement d'autres dont je ne me souviens plus.
Quelques baisses, un peu plus de hausses, plusieurs ventes, j'en étais plutôt pas mal satisfait jusqu'à l'arrivé du Coronovirus qui était, à mes yeux de débutant, la tempête du siècle.
Tout est passé dans le rouge, et certaines valeurs y sont durablement restées. Heureusement, j'ai laissé courir (ce qui a permis à d'autres valeurs de remonter) et j'ai choisi de profiter de cette déroute pour commencer -enfin- à m'intérresser à ce dans quoi je m'étais lancé.
Et j'ai donc découvert ce sub, ses conseils et, surtout, les sacro-saints ETF dont tout le monde parle (et dans lesquels j'avais même déjà investi sans même le savoir). J'ai découvert également qu'un PEA "sain" peut n'être composé que d'une seule ligne d'ETF World, sur lequel j'ai également commencé à placer de l'argent.
Bref, voilà où j'en suis dans mon PEA chaotique agé de 10 mois environ :
• 19% Amundi ETF MSCI World • 16% Actions Vinci • 12% Actions FDJ • 11% Actions Air Liquide • 9% Actions STMicroelectronics • 9% Actions Imerys • 8% Lyxor ETF NSDQ DL • 7% Actions Dassault Systemes • 5% OFI RS Equity Climate Change • 4% Amundi PEA SP500
Ou pour le dire autrement :
• 64% d'actions en direct • 19% ETF World • 17% autres ETF/fonds
C'est à mon avis un peu n'importe quoi, et c'est le résultat d'un bricolage entre d'un côté des valeurs dont je n'ai pas voulu jusqu'à présent me séparer (fidélité à FDJ, qui m'a quand même pas mal rapporté depuis le début ; constance de Air Liquide, qui ne m'a pas encore fait faux bond ; rouge de Vinci, dont j'espère qu'il reviendra dans le vert...), et de l'autre côté des ETF saisis au gré des conseils lus par-ci par-là.
Aujourd'hui, j'aimerais remettre de l'ordre dans tout ça, cesser le stock picking et me tourner principalement vers les ETF, privilégier le temps long dans le but de placer régulièrement sans plus trop avoir à m'en soucier. Par ailleurs, je définirais mon aversion au risque de "moyenne" c'est à dire que je ne cherche pas à devenir un membre de wallstreetbets mais je suis quand même prêt à quelques déroutes si le jeu en vaut la chandelle.
Dois-je rééquilibrer immédiatement mon portefeuille en faveur du/des ETF ou le faire progressivement au gré des futurs apports ? Dois-je me séparer de certaines valeurs investies en direct ? Dois-je laisser tomber certains des fonds ou ETF sur lesquels j'ai déjà investi au profit d'autres ? Si vous aviez ça entre vos mains, que feriez-vous ?
TROP LONG, J'AI PAS LU : mon PEA est bordélique, aidez-moi à prendre les décisions que je ne sais pas prendre seul.
submitted by ironproton to vosfinances [link] [comments]

Les implications monétaires et financières de la décroissance

Les implications monétaires et financières de la décroissance
Je suis en train de faire un dossier complet sur les théories économiques de la décroissance et je lisais un article publié en 2012 dans le Journal of Ecological Economics, qui traite des contraintes que pose notre système financier actuel sur la possibilité d'exécuter une politique de décroissance planifiée. Il s'agît d'un papier intitulé "The economic and financial dimensions of degrowth", de Damir Tokic, un économiste américain, enseignant en France. Je me permets de faire un petit post pour résumer et traduire l'article car je le trouve très pertinent dans le contexte actuel, pour vulgariser la situation.

Introduction

La décroissance est une diminution volontaire des échelles de production et de consommation dans un objectif de maximisation du patrimoine écologique. Il y a 4 idées fondamentales dans la décroissance
  1. La macroéconomie mondiale consomme plus de ressources naturelles que la planète n’en produit
  2. Il est donc nécessaire de diminuer la taille de cette macroéconomie
  3. Une fois que la macroéconomie devient soutenable pour l’environnement et que le patrimoine écologique sera suffisamment important, le but est de conserver une macroéconomie stable sur le plan de la production et de la consommation
  4. Il faut que cela se produise de sorte à limiter les effets négatifs sur le niveau de vie des humains

La thèse de l'auteur

Damir Tokic dit qu’il est impossible d’avoir une baisse constante mais faible du PIB à cause de la structure actuelle du système financier et que cela produirait une implosion violente, même si c’était organisé et planifié politiquement.
Les modèles actuels de la décroissance sont fondés dans la très grande majorité sur 4 idées
  1. L’activité économique est dépendante de la consommation d’énergie
  2. La consommation d’énergie est responsable du changement climatique
  3. Le changement climatique augmente le risque de désastres écologiques
  4. La diminution progressive de l’activité économique permettra de diminuer la consommation d’énergie, qui permettra de mitiger le risque de désastres écologiques
Le gros problème de ces modèles est l’oubli des mécanismes des marchés financiers et de réfléchir uniquement en termes de consommation énergétique et de penser que le lien entre macroéconomie et consommation énergétique est direct. Sa démonstration (qui à mon avis est trop basique mais pas fondamentalement fausse) des problèmes qui pourraient être rencontrés est la suivante.
Un élément important du système financier dans nos économies capitalistes sont les bourses d’actions. Les prix des actions cotées en bourse sont intrinsèquement haussiers sur le long terme (10-20 ou 50 ans) quand ils sont agrégés, car ils rémunèrent le risque que prennent les investisseurs en mettant leur argent dans des outils financiers qui ne protègent pas leur capital à tout moment. Afin de rémunérer cette prise de risque et justifier le fait de continuer de pouvoir lever de l'argent en bourse, les entreprises sont obligées d’accroître constamment leurs résultats, ce qui est fait principalement en augmentant le chiffre d’affaires, ce qui implique une hausse de la production et de la consommation pour l’économie de façon agrégée (le PIB). Pour simplifier massivement (car c’est beaucoup plus compliqué que ça, croyez-moi), la valeur intrinsèque présente d’une action est égale à :
Où E est le résultat net actuel de l’entreprise, g le taux de croissance annuel moyen espéré du résultat net, et k le taux de rendement annuel exigé par l'investisseur, compte-tenu du risque qu'il prend
De façon agrégée, sur toutes les actions cotées, k vaut plus ou moins 9% et g vaut 3% historiquement depuis la période de croissance qu'a connu le monde occidental ces dernières décennies. Les investisseurs présupposent ces valeurs quand ils investissent en bourse.
Si on suppose une décroissance de 3% sur une période prolongée, donc un g de -3%, la valeur intrinsèque des actions chute de 53% par rapport au scénario présupposé. Encore une fois, c’est beaucoup plus compliqué que ça dans la réalité, mais l’idée c’est qu’une politique volontaire de décroissance progressive sur le long terme causerait un krach boursier quasi-immédiat d’une ampleur jamais vue, à partir du moment où ce serait probable que la politique soit mise en place (donc bien avant qu’elle soit appliquée), pas une décroissance progressive du prix des actions. Tous les investisseurs long terme cesseraient d’investir sur les actions, ce qui voudrait dire que la bourse ne pourrait plus être utilisée pour lever du capital, du moins, cela n’aurait plus de sens économique de le faire dans ces conditions sur les marchés boursiers.
Un tel événement causerait des appels de marge en masse auprès d’institutions financières. Un achat sur marge est le fait d’acheter un actif financier comme une action en partie avec de la dette, ce qui crée un effet de levier pour l'investisseur. Si l’actif perd trop de valeur, le créditeur exige que l’investisseur injecte des liquidités supplémentaires pour s’assurer qu’il est solvable. Quand ça se produit, en général les institutions financières vendent leurs actifs risqués comme l’or, les contrats à terme de matières premières, les devises étrangères etc… afin de fournir les liquidités qu'exigent leurs créditeurs (qui sont en général des courtiers, des chambres de compensation ou d'autres institutions similaires). On a donc un effet de contagion et de réaction en chaîne sur les autres marchés financiers.
Par ailleurs, quand le prix des actions d’entreprises cotées diminue fortement, les banques cessent de vouloir leur prêter de l’argent et exigent parfois même aux entreprises de rembourser prématurément leurs dettes si les contrats incluent cette option, en les forçant à vendre leurs actifs (machines-outils, véhicules, etc…).
Dernièrement, les États et fonds souverains devront se résoudre à vendre de l’immobilier et des terrains pour payer leurs dettes à cause de la baisse des recettes fiscales et de la baisse de valeur de leurs portefeuilles d’actions qui ne leur permettent plus de financer leurs projets. Ce serait particulièrement dilemmatique pour eux car ils seraient tiraillés entre relancer l'économie et appliquer leur plan de décroissance, qui implique nécessairement une baisse des dépenses publiques.
Ce phénomène s’appelle « vente en catastrophe » (fire sale). Cela s’accompagnerait d’un désendettement du secteur privé et des ménages, au point où toute nouvelle forme de financement deviendrait coûteuse à cause de la diminution de la valeur des actifs, qui servaient alors de garantie, qu’on appelle « pénurie de crédit » (credit crunch). Cela provoquerait ensuite une diminution forcée de la consommation et de l’investissement (car il n’y a plus de liquidités transmises du système financier à l’économie réelle) et une baisse des prix à la consommation qui entraînerait une spirale déflationniste, donc une chute brutale du PIB, donc une seconde chute du prix des actions et la boucle serait bouclée. Pour détailler ce point, une spirale déflationniste c'est quand les consommateurs savent qu'il y a de la déflation et attendent qu'elle se réalise pour consommer, ce qui accélère davantage la chute des prix et de la consommation, donc du PIB.
L’économie serait ensuite partiellement relancée par la chute des prix du pétrole, ce qui serait le comble car cela tuerait la compétitivité des alternatives plus chères et le prix des actions remonterait progressivement au rythme de croissance précédent, jusqu'à se stabiliser dès que les politiques de décroissance seront mises en place.
Après il fait toute une analyse historique des krachs boursiers pour montrer cet effet de contagion et de pénurie de crédit, pour montrer que la bourse a un impact sur l'économie et vice versa. Il en conclut que pour réaliser une politique de décroissance progressive, il faut sortir, du moins en partie, du système capitaliste.

Remarques personnelles

Honnêtement je trouve cet article plutôt léger sur le plan théorique, il n'aurait jamais été publié dans un très grand journal économique, mais il a le mérite d'être juste sur le fond et j'espère que cela explique en partie ce que l'on a vu pendant ces derniers mois sur les marchés financiers.
Si ce scénario vous rappelle quelque chose, c’est parce qu’il est très similaire à la crise du Covid, mais en beaucoup plus grave. En effet, on a eu une politique volontaire de ralentissement de l'économie de façon très temporaire, ce qui a un effet immédiat sur la valeur intrinsèque des actions, juste beaucoup moins important (on aurait utilisé la forme développée de la formule qu'a utilisé l'auteur).
Par ailleurs, pendant la crise les banques centrales ont pratiqué l’assouplissement quantitatif (QE) en masse, ce qui a contré directement la pénurie de crédit en baissant les taux d’emprunt, en rassurant les investisseurs et en fournissant des liquidités au système financier, ce qui a limité la nécessité de faire des ventes en catastrophe (qu’on a quand-même vu certains jours sur l’or, les devises des pays émergents ou les obligations High Yield). On a pas encore observé de vente en catastrophe sur l'immobilier ou de la part des entreprises et les consommateurs continuent d'acheter les biens de première nécessité et les prix semblent stables. Cependant, dans un scénario tel que décrit ici, l’action des banques centrales serait inefficace, car la politique de décroissance volontaire durerait des années, contrairement aux quelques mois de confinement, le QE n'est qu'une solution temporaire à la pénurie de crédit, pas à la racine du problème.

Illustration du QE (marron) en milliers de milliards d'euros par rapport au bilan de la BCE, de 1998 à 2019

Illustration des taux interbancaires dans la zone euro de 2015 à aujourd'hui, le taux auquel les banques peuvent emprunter ou se prêter de l'argent entre elles (Euribor 3 mois), on note que malgré le QE ils ont quand-même augmenté pendant la crise du Covid.
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Peter Mertens : « Le séisme idéologique est plus important que le virus lui-même »

Peter Mertens : « Le séisme idéologique est plus important que le virus lui-même »
« Ils nous ont oubliés. Les travailleurs, la santé et la crise qui vient ». C'est le titre du nouveau livre de Peter Mertens, le quatrième depuis qu'il est devenu président du PTB en 2008. Avant même de commencer l'interview, il met les points sur les « i » : « Ce n'est pas un livre sur le virus, c'est un livre sur la société ». Rencontre.

« Ils nous ont oublié » est le quatrième livre de Peter Mertens depuis qu’il est devenu président du PTB en 2008. (Photo Solidaire, Stefaan Van Parys)

Cet été, pendant que les présidents des autres partis se perdaient dans d’interminables négociations, vous avez décidé d’écrire un livre. Pourquoi ?

Peter Mertens. Je pense qu'il faut parfois prendre un peu de distance. Et quand on regarde ce qu’il se passe dans notre pays, on dirait parfois une scène d’une BD d'Astérix où quelqu’un se plaint d’un poisson pourri, et un peu plus tard, tout le village se lance du poisson au visage. Le mécanisme est est complètement déréglé : la responsabilité de la propagation du virus est désormais entièrement placée sur l'individu, alors que les problèmes structurels sont partout. Pas seulement chez nous, mais partout.
Avec le coronavirus, nous sommes confrontés à quelque chose d’inédit. Si vous aviez dit, il y a quelques mois encore, qu’un Conseil national de sécurité déciderait que chaque client devait prendre un caddie au supermarché, même pour un seul article, tout le monde aurait pensé que vous parliez d'un mauvais film de science-fiction. Tout est extrêmement confus. Les gens cherchent des réponses parmi des avis chaotiques. C'est pour cela qu’il est important de revenir sur un certain nombre d’éléments et de se demander si c’est le virus qui a rendu la société malade, ou si elle était déjà mal en point auparavant.

La classe des travailleurs

Le titre du livre est « Ils nous ont oubliés ». Qu'est-ce que cela signifie ?

Peter Mertens. Lorsque le coronavirus est arrivé dans notre pays, tout le monde a compris qu’on était face à quelque chose d’inédit. Passé le choc, il y a eu un immense élan de solidarité. Dans les quartiers. Et aussi beaucoup de respect pour les travailleurs, ceux que l’on a appelés « les héros ». Des gens ordinaires qui, au pic de la pandémie, ont fait tourner le pays.
L’Europe a calculé qu’une personne sur cinq travaillant dans les secteurs dits essentiels sont d'origine étrangère. Surtout dans les soins, le nettoyage et le secteur alimentaire. L'extrême droite fait tout ce qu’elle peut pour dresser les héros les uns contre les autres. Mais à chaque fois que nous avons applaudi une minute pour les héros, il y avait 12 secondes pour ces travailleurs d’origine étrangère.
Et pendant que la classe des travailleurs faisait tourner le pays, la classe des beaux parleurs continuait comme si de rien n’était. Puis la courbe a commencé à s’aplatir et on voit que certains voudraient nous faire tout oublier le plus vite possible : l’austérité imposée aux soins de santé, la commercialisation des maisons de retraite, l'échec du marché, la catastrophe confédérale de 9 ministres de la santé et de 7 ministres des masques. Mais aussi qui sont les héros de cette crise. Dans le livre, je cite Monica, qui travaille dans une unité de soins intensifs à l’hôpital de la ville italienne durement touchée de Crémone : « Quand ils avaient peur de mourir, ils nous ont tout à coup considérés comme des héros. Aujourd’hui, ils nous ont déjà oubliés. Bientôt, nous serons de nouveau perçus comme des gens qui ne font qu’essuyer des derrières, fainéants et trop chers ». Le sentiment d’être à nouveau oublié vit largement, et pas seulement dans le secteur des soins de santé.

Le virus touche aussi plus durement les travailleurs ?

Peter Mertens. En effet. Dans notre pays, il n'existe pas de statistiques sur le nombre d’infections au coronavirus par groupe professionnel. La Grande-Bretagne, par exemple, le fait. Ces chiffres montrent que les travailleurs à bas salaires sont fortement touchés : personnel soignant, chauffeurs de taxi et de bus, ouvriers du bâtiment. Et c'est logique, car ils sont beaucoup plus en contact avec d'autres gens dans le cadre de leur travail. Bien souvent, ce sont les personnes les moins bien rémunérées qui ont dû prendre le plus de risques. Et ces mêmes personnes vivent en plus dans des quartiers populaires surpeuplés. On ne vit pas la quarantaine de la même manière dans un petit appartement ou dans une villa avec un grand jardin. Les inégalités étaient déjà fortes avant que la pandémie n'éclate, et elle n'a fait que les renforcer.
Ce n'est pas nouveau. C'était aussi le cas lors des épidémies de peste, de choléra et de grippe espagnole. Il y a 175 ans, Friedrich Engels a écrit « La situation de la classe laborieuse en Angleterre ». En fait, il a été l'un des premiers à faire le lien entre les conditions de vie et de travail et la santé. Jusqu'alors, on n’envisageait ce lien que dans un sens : être malade rend pauvre. Engels inverse cette vision des choses et démontre que la situation sociale d’une personne peut également la rendre plus vulnérable à la maladie. Il montre également que la bourgeoisie se fiche bien qu'une maladie fasse rage dans les quartiers populaires. Sauf lorsqu'elle vient toucher les quartiers les plus riches de la ville. Tout à coup, on prend des mesures sanitaires. Le parallèle avec la situation actuelle saute aux yeux. Si la pandémie ne décimait que les favelas de Rio de Janeiro, on s’en préoccuperait probablement nettement moins.

Vous écrivez : « Un géant endormi s'est réveillé ». Que voulez-vous dire par là ?

Peter Mertens. Les montants qui ont été débloqués pour les soins de santé cet été, partout en Europe, sont impressionnants. Mais derrière cet argent, il y a la peur. Au cours des dernières décennies, le secteur des soins a évolué : plutôt caritatif, il est devenu combatif. On est désormais bien loin de l’image de la gentille infirmière, béni oui-oui. Le personnel des soins de santé a montré qu'il peut aussi taper du poing sur la table, avancer et imposer des revendications. Cet été, du Mexique à l'Afrique du Sud, ces travailleurs ont manifesté aux quatre coins du monde.
À ce moment-là, la classe des politiciens et des faiseurs d'opinion, d’habitude si bavarde, a dû se taire un moment, car ceux qui étaient en première ligne étaient au centre de l’attention. Elle craignait donc qu'ils n'inspirent un mouvement plus large qui dirait : « On ne va pas payer nos factures avec des applaudissements ». Qu’un peu partout, on se mette à discuter des salaires et des conditions de travail, que la logique du profit soit remise en question, etc. En Grande-Bretagne, 100 000 nouveaux membres ont rejoint les syndicats, et ce n'est pas un hasard s’il s’agit en majorité de femmes. C'est en ce sens que je dis qu’un géant endormi s’est réveillé. Et c'est pour cela que les pouvoirs en place se sont empressés de mettre la main au portefeuille pour la santé. Pour faire revenir le génie dans la lampe d’Aladin. Mais à l’échelle mondiale, c’est impossible.

« À ce moment-là, la classe des politiciens et des faiseurs d'opinion, d’habitude si bavarde, a dû se taire un moment, car ceux qui étaient en première ligne étaient en action ». (Photo La Santé en lutte)

La santé

Dans votre livre, vous vous montrez très critique par rapport au drame qui s'est déroulé dans les maisons de repos. N'est-ce pas un peu facile de dire après coup ce qu’on aurait dû faire autrement ?

Peter Mertens. Le fait que de grandes multinationales actives dans les maisons de repos comme Korian et Colysée veulent un rendement de 15 % sur les soins aux personnes âgées est une honte et conduit à des situations dégradantes. J'ai déjà écrit cela dans mon livre précédent, Au pays des profiteurs. Le coronavirus a amplifié toutes les contradictions dans la société.
Comment nous, en tant que société, traitons nos personnes âgées. Elles sont littéralement considérées comme du bois sec qui doit être coupé. Les 6 000 décès dans les maisons de repos sont notre Lombardie. La question centrale est de savoir quelles leçons nous en tirons. Médecins sans Frontières, qui intervient normalement dans des zones de conflit, a dû venir prêter main-forte aux maisons de repos. Ils ont rédigé un rapport assassin, dans lequel ils affirment : le plus grave est que nous ne sommes pas prêts pour une deuxième vague.

Au niveau des soins, vous plaidez pour qu’on s’inspire de ce qui se passe en Asie. Mais l’Europe n’est pourtant pas l'Asie, non ?

Peter Mertens. On ne peut pas réduire cela à une question d'Asie ou d'Europe. Je pense que le coronavirus doit également nous amener à réfléchir à la manière dont notre système de santé est organisé. Tenez : le virus fait rage partout en Inde, sauf dans l'État du Kerala qui s’en sort très bien. Comment est-ce possible ? Le secret du Kerala, ce n'est pas l'argent, mais la prévention. Le Kerala est pauvre, mais, dans chaque quartier, il y a un centre de santé. 26 000 agents de prévention, surtout des femmes, font du porte à porte. Ce sont des gens qui se préoccupent vraiment de leur quartier, et que tout le monde connaît. C'est un peu Médecine pour le Peuple, mais à grande échelle. Avec un tel système, on peut détecter très rapidement les personnes qui présentent des symptômes, les faire tester immédiatement et les confiner si besoin. Cela fonctionne.
Mieux vaut prévenir que guérir, dit le dicton. Et c’est vrai. Notre société est tournée vers le curatif : n'intervenir que lorsque les gens sont déjà malades. Nous devons revenir à un modèle de prévention, avec des soins de première ligne étendus, des centres médicaux dans les quartiers. Avec des personnes qui aident les enfants à faire leurs devoirs ou qui aident les personnes à mobilité réduite à faire leurs courses.
Après la Seconde Guerre mondiale et la résistance collective contre le fascisme, on a mis en place des logements sociaux, un système de santé publique. C'est de cette vision qu’est née l'Organisation Mondiale de la Santé. En 1978, elle affirme que des soins de première ligne accessibles à tous constituent la meilleure des préventions. Mais les néo-libéraux ne l’entendent pas de cette oreille. En effet, quelqu'un qui n'est pas malade ne rapporte rien à l'industrie pharmaceutique. Ronald Reagan a dit un jour que les soins primaires représentaient le chemin le plus court vers le socialisme. Le résultat de cette vision éclate aux yeux de tous aux États-Unis : 170 000 cercueils.

Est-ce pour cette raison aussi que Donald Trump s'attaque aujourd'hui à l'Organisation Mondiale de la Santé ?

Peter Mertens. En effet. Entre-temps, la faillite de l’extrême droite devient de plus en plus claire. Crier « notre peuple d’abord » (le slogan du Vlaams Belang) à un virus qui ne connaît ni langue ni frontière ne l’impressionnera pas.
En décembre, Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang, a fait venir Matteo Salvini (fondateur du parti d'extrême droite la Lega) à Anvers. Il a payé très cher l'avion privé de Salvini pour le recevoir comme une rock star. Le parti de Salvini dirige la Lombardie, et les Lombards pansent aujourd’hui leurs plaies. La gestion de la crise a été catastrophique et le gouverneur de Lombardie fait l’objet d’une enquête judiciaire pour corruption lors de l’achat de matériel médical.
Plus catastrophique encore, il y a évidemment la politique de Bolsonaro au Brésil. Le théologien de la libération Frei Betto affirme que ce pays subit actuellement un génocide. On laisse le virus proliférer, pour détruire les favelas (quartiers pauvres, NdlR). L'extrême droite affiche ainsi sa vision très élitiste de la société. Les riches d'abord. Et laissons crever toutes ces « racailles », ces misérables, et tous ces héros qui nous ont aidés à traverser la crise.

La crise qui vient

La crise que nous traversons actuellement n'est-elle pas temporaire ? Lorsque nous aurons un vaccin, l’économie ne va-t-elle pas redémarrer ?

Peter Mertens. En ce moment, on sous-estime ce qui se passe. Le Fonds monétaire international parle du « Grand Confinement », par analogie avec la « Grande Dépression » des années 1930. Le capitalisme se concentre entièrement sur la création de plus-value et de profit. S'il y a bien une chose qui ne devrait pas arriver, c'est l'arrêt de la production. Or c’est ce qu’ont décidé les gouvernements. C'est du jamais vu. Cette année, environ 170 des 195 pays de la planète vont connaître un déclin économique. Cela ne s'est même pas produit après le crash de Wall Street en 1929.
Les économistes traditionnels disent que nous allons remonter, comme dans une sorte de saut à l'élastique. C'est ce qu'ils appellent une courbe en V, ou une courbe en W, s'il y a une seconde vague. Bien sûr, notre croissance va reprendre. Lorsque vous touchez le fond, la seule possibilité est de remonter. C'est logique. Mais le capitalisme était déjà malade avant l’arrivée du coronavirus. Le virus s'est greffé sur un corps déjà malade.
Depuis la crise bancaire de 2008, l'économie ne s'est jamais vraiment remise en route. L'Allemagne, le moteur de l'économie européenne, était déjà passée dans le rouge depuis l’été dernier. Et on ne parlait pas encore d’une chauve-souris… En août 2019, un journal financier titrait : « Le monde se prépare à une nouvelle récession. » On pense que l'offre va se rétablir assez rapidement. Que la production va reprendre. Mais la demande pose problème, car les familles ont été durement touchées. Les gens vont mettre du temps avant de consommer, car ils ont peur de ce que l'avenir leur réserve. On estime que 340 millions d'emplois seront perdus dans le monde.

L'Union européenne a annoncé un plan d'investissement de 750 milliards d'euros. Cela devrait vous réjouir, non ?

Peter Mertens. À chaque pas que fait l’Union européenne, les fissures de la maison grandissent. Le « club des radins » - c’est comme ça qu’on a appelé les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Suède - se sont opposés à toute forme de solidarité avec l'Italie et l'Espagne, qui ont été durement touchées. C'est une bonne chose que le nationalisme et le chauvinisme ne l’aient pas emporté, au sommet européen. Mais il est tout à fait normal de prévoir un certain nombre de mécanismes de solidarité minimaux. Mais avec cela, l’Union européenne n’est pas tirée d’affaires.
En ce moment, trois opérations sont en cours pour éteindre l’incendie. D’une part, le canadair de la Banque centrale européenne qui a largué 1 350 milliards d'euros dans l’économie. D’autre part, l'Union européenne investit 750 milliards dans une véritable aide d'urgence. Et enfin, chaque pays a son propre plan de sauvetage. Ce sont des montants astronomiques. Et on peut se poser des questions. À qui va cet argent ? Que fait-on avec ? Comment se fait-il que la Banque centrale européenne achète des obligations d’entreprises polluantes et championnes de l’évasion fiscale, comme Louis Vuitton, Shell, et Total.
Comment se fait-il que BMW distribue 1,6 milliards d’euros de dividendes, mais fait appel à l’État allemand pour payer le Kurzarbeit (variante allemande du chômage économique, NdlR) de ses 20 000 travailleurs ? Comment se fait-il que Lufthansa soit sauvé avec 9 milliards d’euros d’aides d’État, mais que les autorités n’ont rien à dire après ? C'est tout simplement indécent. Les similitudes avec les plans de sauvetage désastreux de 2008 sont grandes. On pense encore qu'il suffit d’arroser les grandes entreprises d’argent et qu'elles résoudront alors les problèmes du monde. Absolument pas ! Le retour de l'initiative publique est la seule issue structurelle à court terme.

Il était important de s’extraire de la twittosphère et de toute cette superficialité. Je pense qu'il est parfois nécessaire de prendre un peu de hauteur (Photo Solidaire)

Vous citez Philipp Blom, un philosophe, qui compare le coronavirus et le tremblement de terre de Lisbonne au 18ème siècle. Quel est le rapport ?

Peter Mertens. Que cela peut être un moment de basculement. Le 1er novembre 1755, plus de 500 fidèles se trouvaient dans la cathédrale de Lisbonne pour prier. À ce moment précis, la terre s’est mise à trembler. Et tous ces fidèles croyants sont morts. Ensuite, un raz de marée a submergé les quartiers du bas de la ville, tandis qu’un incendie ravageait le haut de Lisbonne. La fidélité aveugle au Tout-Puissant n'a pas vraiment porté ses fruits. C'est évidemment un symbole. Car c'est à ce moment-là que les premières idées de modernité et des Lumières ont émergé. Ce tremblement de terre a été un point de basculement. Philipp Blom écrit : « Bien plus important que le tremblement de terre de Lisbonne, fut l’esprit né à la suite de ce séisme. »
Le coronavirus peut aussi créer un séisme idéologique. La croyance aveugle que le « Tout-puissant » marché va tout résoudre pour nous peut disparaître. Mais cela ne se fera pas tout seul. Il faut mettre les choses en mouvement et engager le débat. Sur le fait que le marché n'a pas fonctionné, qu'il n'y a pas de prévention, que les contradictions entre les riches et les pauvres dans le monde vont s'accroître à nouveau. Sur le fait que 6 à 12 000 personnes mourront de faim chaque jour d’ici la fin de l’année, soit plus que du coronavirus lui-même (le virus de la faim comme l'appelle Oxfam). Et puis en même temps le fait que la fête se poursuit dans les bourses et que la richesse au somment prend des proportions obscènes. Sur le fait que la commercialisation des soins de santé amène à des drames. Et que nous devons maintenir les géants privés éloignés des maisons de repos, et organiser nos centres de soins de manière beaucoup plus locale et à petite échelle, intégrés dans le quartier et dans la vie.

Voyez-vous déjà les germes d'un autre modèle apparaître aujourd'hui ?

Peter Mertens. Rien ne vient tout seul. L'avenir sera un théâtre de luttes. Il y a deux mouvements. Vous avez un mouvement potentiel d’en bas. On l’a vu dans toutes les villes, partout sur la planète. Des gens qui aident leurs voisins à faire leurs courses. Des jeunes qui aident à organiser des camps de vacances pour des personnes qui, sans cela, seraient coincées dans des immeubles. Au moment où la crise était la plus profonde, on a vu énormément de solidarité locale. C'est un mouvement dont on peut tirer beaucoup plus.
Mais ce n'est pas suffisant. Il faut aussi une vision. On estime qu'au total, 4 000 milliards d'euros sont investis dans le monde entier pour relancer l'économie. Cela en dit long sur la supériorité du marché auto-régulé : nous devons tous collectivement lui donner 4 000 milliards d'euros tous les dix ans. La question est alors : allons-nous à nouveau donner tout cet argent aux grandes entreprises ? Aux géants du pétrole qui détruisent notre planète ? Aux géants de la technologie qui dévorent notre vie privée ? Ou allons-nous utiliser cet argent pour apporter un réel changement dans les domaines des transports, de l'énergie, du numérique et des soins de santé ?
Une vision publique sur l'énergie, sur les transports, sur la révolution numérique et sur la santé, dans le sens large du terme, tels sont les quatre piliers de notre plan Prométhée. Un plan pour remettre l'initiative publique au centre tout en s'attaquant à la crise économique et écologique en même temps. Il s'inspire du Green New Deal proposé par la députée américaine rebelle Alexandria Ocasio-Cortez.
Je pense que ces deux mouvements devraient se rencontrer : le mouvement qui organise la solidarité d’en bas, et qui place les travailleurs au centre, comme organisateurs de la société et de la solidarité ; et le mouvement qui offre une perspective autour d'une initiative publique ambitieuse. Ce n'est pas un débat belge ou européen. C'est un débat qui aura lieu partout dans les mois à venir, et c'est dans cet esprit que de nouvelles graines de socialisme peuvent germer.
Michaël Verbauwhede et Seppe De Meulder
Source : https://www.solidaire.org/articles/peter-mertens-le-seisme-ideologique-est-plus-important-que-le-virus-lui-meme
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ETF synthétiques pour PEAl - expat en France

[J'ai posté en anglais aussi sur EUpersonalfinance. Je voudrais aussi m'excuser pour tous mes erreurs en français]
Salut à tous,
Je suis très content de l’avoir trouvé ce subreddit et le wiki.
Voici ma situation: je suis un expat célibataire de 33 ans qui vis à Paris, je ne sais pas jusqu'a quand (peut-être toute ma vie). Mais je pourrais partir pour chercher des opportunités de travail à l’étranger si je ne suis pas satisfait de ma carrière et si je ne trouve un job ici qui me plait. Sinon, je suis très heureux en France et je m'attends à rester pour les 5 prochaines années.
Je voudrais investir pour gagner l'indépendance financière. Après avoir passé un peu de temps à parcourir ce subreddit, à faire d'autres lectures et réflexions personnelles, j'ai décidé de la stratégie d'investissement suivante et j'aimerais avoir votre avis:
1. Investissez dans des fonds indiciels et pas dans l'immobilier parce que:
a. Je ne sais pas combien de temps je resterai à Paris
b. l'investissement immobilier nécessite tellement d'administrateurs et je manque de temps, donc je préfère les stratégies d'investissement plutôt passives
c. les rendements locatifs à Paris sont faibles et il y a beaucoup de frais cachés (frais notaires, reparation, maintenance, etc.)
2. Ouvrir un PEA avec de ma banque pour bénéficier du traitement fiscal préférentiel si je conserve le compte pendant au moins 5 ans. De cette façon, je ne paie que 17,2% de taxe au lieu de 30% (mais le montant maximum d'un PEA est de 150k donc après cela je vais déménager à Degiro).
3. Avoir une composition de portefeuille de 100% VWCE basée sur la lecture que j'ai faite sur ce eupersonalfinance**.** En disant cela, je peux en fait faire 98-99% VWCE et le reste (1-2%) dans quelques sélections d'actions individuelles que j'achete sur Revolut. Je sais que je ne serai pas battre le marché, mais je considère que c'est plus un loisir de choisir un très petit nombre d'entreprises auxquelles je crois et je voudrais suivre.
4. Utilisez des ETF synthétiques domiciliés en Europe car le PEA nécessite des investissements dans des entités européennes. C'est là que je suis coincé. J'ai besoin de trouver un ETF synthétique basé sur l'UE qui ressemble au VWCE. Sinon si je reste en France lorsque je souhaite effectuer un retrait je devrai payer une taxe supplémentaire de 12,8% (mais uniquement pour un maximum de 150k dans le PEA). Évidemment, cela dépend de mon statut de résidence fiscale à l'avenir, mais comme je ne peux pas prévenir ma future, je préférerais utiliser le PEA comme une sorte de stratégie de protection fiscale si j'en ai besoin.
Par conséquent, quelqu'un peut-il m'aider s'il vous plaît à trouver un ETF synthétique basé dans l'UE qui ressemble au VWCE?
En conséquence, sur la base de la recommandation de l'indice (qui peut présenter des avantages et des inconvénients uniques par rapport à un simple investissement dans VWCE en tant qu'ETF physique), pensez-vous qu'il vaut toujours la peine d'ouvrir le PEA pour obtenir un potentiel de 12,8% économie d'impôt (jusqu'à un maximum de 150k pour le PEA) dans mon cas, car je ne sais pas où je serai basé à l'avenir et quand je vais encaisser? En tant qu'expat, je trouve très difficile de m'occuper de la planification financière car il y a tellement plus de variables.
Merci beaucoup !
submitted by Single-Thought1305 to vosfinances [link] [comments]

Deux ans de PEA : le bilan ! [Bonus fail CTO]

Deux ans de PEA : le bilan ! [Bonus fail CTO]
Bonjour à tous,
Ce post fait suite à celui que j'avais fait il y a un an où je faisais un bilan au bout d'un an d'investissement passif en ETF.
Je vous propose donc de re partager mon bilan au bout de deux ans ainsi que mes apprentissages !
Voici un graphe pour montrer l'évolution (fait grace à wesave conseil) :
https://preview.redd.it/prek3bxwwe851.png?width=1149&format=png&auto=webp&s=8717538f595ba934dbc68f0192980da088137721
Et quelques chiffres :
  • Montant investi : 19 500 €
  • Capital actuel : 20 928 €
  • Plus value latente : 1427 € (+6,81%)
    Soit une performance d'environ 3,4% par an. Pas extraordinaire mais étant donné la période que nous traversons, je suis plutôt étonné d'être en positif !
Voici la répartition :
https://preview.redd.it/g6obldgnxe851.jpg?width=1079&format=pjpg&auto=webp&s=4559f4ca710285f38b4fb5e09f9c229dcd6101c4
Donc principalement en ETF, en suivant une stratégie d'investissement passif avec un investissement tous les mois (entre 500 et 1000 selon les mois) :
  • Amundi MSCI World PEA (CW8) : couverture monde "développé"
  • Lyxor MSCI World PEA (EWLD) : même chose, frais un peu plus élevés mais part moins chère, pratique pour placer de petits montants
  • Amundi PEA Emerging Markets (PAEEM) : pays émergents.
  • Sanofi : achat d'opportunité pendant la crise COVID (j'en discute en dessous)
Mes apprentissages :
  • Quand le capital augmente, les variations sont parfois plus importantes que les apports que l'on peut mettre. Psychologiquement, c'est un vrai seuil à passer où on a des variations quotidiennes qui sont parfois assez énormes et supérieures à ce que l'on injecte... Il faut vraiment arriver à prendre de la distance et garder cela comme un investissement long terme sans regarder la performance au jour le jour.
  • Pendant les baisses, garder son calme et continuer d'investir (pareil pendant les hausses !). Ainsi, mon "pire" investissement s'est produit début Août 2019. J'ai investi le 1er, le 2, Trump a annoncé des hausses de tarifs douaniers avec la Chine en pleine guerre commerciale. Mon investissement s'est littéralement volatilisé le lendemain ! Pourtant, quand je regarde aujourd'hui, j'ai acheté la part de EWLD à 17,66€, à comparer à sa valeur actuelle de 17,86.
  • Je maintiens que faire des achats opportunistes pendant les fortes baisses est un vrai levier pour générer des plus-values plus importantes. Garder une petite partie de son fond d'urgence pour cela permet vraiment de générer des plus values intéressantes à terme. C'est le principe du rééquilibrage de portefeuille, compliqué à appliquer avec un PEA car la partie obligation n'y rentre pas. Par exemple, j'ai surinvesti en décembre 2018 lors de la chute suite aux tensions américaine : ça été un excellent investissement. Pendant la crise COVID, j'ai acheté quelques actions Sanofi : elles ne représentent que 5% de mon portefeuille, mais presque 11% de ma plus value actuelle !
  • Acheter quelques actions "défensives" à dividende croissant permet de limiter la volatilité du portefeuille et cela a un vrai côté rassurant. Par mon employeur, j'ai aussi des actions d'une société de ce type et la variation a été bien moindre que sur mon PEA. Les dividendes ont aussi un côté rassurant (même si je les réinvestis la plupart du temps). C'est pour cela que j'ai fait le choix de Sanofi.
Profitons de cet aparté sur les dividendes pour vous présenter mon erreur de ma deuxième année d'investisseur : mon CTO.
BONUS CTO
N'ayant pas d'immobilier (je ne suis pas propriétaire), je cherchais un moyen de me diversifier de m'exposer au marché immobilier (en pleine bulle croissance). Pour cela, je me suis dit : quoi de mieux qu'une foncière ? (REIT au USA).
Les foncières sonts des sociétés qui gèrent des biens immobilier, un peu à la manière des SCPI, sauf qu'elles sont côtées en bourse. Cela donne certaines obligations (notamment de transparence et de redistribution des gains) qui les rendaient à mon avis plus attractive que des SCPI au fonctionnement parfois opaque. Elles travaillent dans des secteurs très différents : locaux commerciaux, centres commerciaux, immobilier résidentiel, santé, parfois même des prisons pour certaines aux USA...
De mon côté, je me suis orienté vers Unibail Rodamco, une société Française qui est la plus grosse foncière au monde d'immobilier commercial. Ils possèdent des centres commerciaux de qualité : le Caroussel du Louvres, les Halles, le centre Confluences à Lyon, Euralilles...etc
Voici le bilan :
https://preview.redd.it/7xzdhmvf1f851.png?width=653&format=png&auto=webp&s=731f4c1e86cb29e32d1e9ee35f1bf9a291ab4d31
J'ai investis initialement 1550€, qui sont aujourd'hui moins de 500€ (-65,39%). Pendant ce temps là, l'immobilier en France a suivi une hausse de plusieurs %.
Mes apprentissages :
  • La valeur d'une foncière n'est pas basée sur les biens qu'elle possède, mais sur les profits futurs générés par l'entreprise (comme une action en bourse finalement). Ce n'est pas un moyen de suivre la valeur de l'immobilier comme un indice. Cela fait qu'il peut y avoir de fortes décorrélations entre la valeur des biens immobiliers au moment X et la valeur de la foncière car les investisseurs ne croient pas au business model par exemple. Avant la crise COVID, les centre commerciaux était par exemple considérés comme un commerce vieillissant qui ne survivrait pas au commerce en ligne. La crise COVID a fini de ce qu'il restait. Pourtant, la valeur des biens d'Unibail est largement supérieure à sa valeur boursière ! Les foncières sont donc beaucoup plus volatiles que l'immobilier et subissent les mêmes délires des investisseurs qui changent d'avis toutes les trois minutes dès que Trump twitte variations que les actions et ne suit pas du tout le cours de l'immobilier résidentiel par exemple.
  • Avant d'acheter une action individuelle, bien se renseigner sur sa situation : au moment de mon achat, Unibail était déjà décotée. Mais pour une bonne raison : elle a racheté Westfield, une énorme foncière USA en 2018. Cet achat a généré de la dette qui vient pénaliser le business model d'Unibail pour de nombreuses années (les loyers des centres commerciaux payent la dette au lieu de rentrer en bénéfice). Unibail a peut être par ailleurs payé cet investissement trop cher.
  • Le ratio du dividende est en fait un bon indice pour estimer la santé financière d'une entreprise et le niveau de risque : au moment de mon achat, Unibail distribuait 7% de dividende par rapport à son cours. C'est élevé. Mais pas pour rien : cela souligne que les investisseurs trouvaient cet investissement risque (à juste titre, puisque le dividende a été coupé cette année) ! Un dividende vu comme "sûr" est généralement beaucoup moins attractif sur le papier : par exemple Air Liquide est connue comme une société à dividende croissant et sûre distribue un dividende de 2%
Voilà, j'espère que ce retour vous a intéressé, n'hésitez pas à poster vos questions en commentaire.
submitted by benoitor to vosfinances [link] [comments]

Strategie d'Investissement Pour 15 ans

Bonjour ,
Je cherche à investir 100-200 euros par mois pendant 15 ans et ensuite je prendrais mon argent, j'aimerais avoir un rendement annuel d'environ 7 +% et je peux gérer un risque léger à modéré.
J'ai fait beaucoup de recherches et je pense que mon portfolio sera basé sur:
- ETF boursier qui couvre le marché mondial (je pensais utiliser DEGIRO mais je pense que Trading 212 a de meilleurs frais mais je ne sais pas si Trading 212 est une peu risqueée)
-Peer to Peer lending (Mintos) (un peu trop risquee?)
-Une Assurance Vie, Quelle est la mieux a votre avis?
-REIT's (lequel son les mieux?), est ce que je les mets dans un PEA?
J'aimerais vraiment savoir si vous pensez que ce sont de bons investissements, et si oui, quels courtiers / sociétés devrais-je utiliser pour ces investissements ainsi que quels sont les meilleurs ETF.
Aussi, quel pourcentage de mon portefeuille pensez-vous que je devrais allouer à chaque classe d'actifs?
Je me demandais si je devais inclure un pourcentage d'or et / ou de crypto-monnaie?
Merci pour toute aide!
submitted by BarryConnor to vosfinances [link] [comments]

Je me lance, j'ai lu le wiki, et j'ai quelques (beaucoup) questions !

Je me lance, j'ai lu le wiki, et j'ai quelques (beaucoup) questions !
Bonjour !
Alors c'est très simple, ça fait 2 ans que je travaille et j'ai accumulé pas mal d'argent, et je voudrais le placer le plus intelligemment possible.
Y'a un mois j'étais complètement ignare, je ne savais même pas ce qu'était une assurance vie. Puis un ami m'a parlé de ce forum et la curiosité ma guidé et poussé à faire ce post.
Je lurke depuis 1 mois sur le forum qui est excellent et j'ai fait mes devoirs avec zèle: j'ai lu tout le wiki et j'ai essayé de comprendre les posts de u/Tryrshaugh . Et j'ai regardé d'autres sites ainsi que HFR et son topic de 8k pages.

Les formalités:
- 26 ans dans un mois, célibataire.
- jeune cadre dynamique, locataire.
- capacité d'épargne 1k5-2k par mois
- placements actuels: PEL 23k (3.2%) -> je touche pas, je ne peux plus placer dessus.
LA 21k -> ça me parait élevé comme épargne d'urgence.
AV avec frais sur versement 2k5
Compte courant 45k -> à placer
=> Je veux placer 50k (40 de mon Ccourant, 10 du LA)
- Objectif: aucun.
/mylife: Peut être une RP, mais pour l'instant j'aime bien la liberté, être locataire, aller vivre 2 ans dans un pays, etc. J'accorde beaucoup d'importance à ma liberté et au fait de me dire que je peux tout lâcher du jour au lendemain et changer de vie si la mienne ne me plait plus.
Bref je ne suis pas pressé et mon horizon d’épargne est long.
- le niveau de risque: je n'aime pas spécialement le risque. J'ai eu une mauvaise expérience en posant 1k4 sur les cryptos début 2018. Vous voyez le schéma de l'investisseur débutant? Bah c'était exactement moi. J'ai peur que la même situation se reproduise avec la bourse ou les ETF ou les prêts des étudiants américains ou autre (immo lol). Et puis tout le monde parle partout du sacrosaint MSCI World, un peu comme on parlait du BTC... Même si comme ça j'ai l'air très littéraire, je ne le suis pas et je pense être rationnel. Mais si mon portefeuille baisse de 20% ça me met les chocottes quand même. J'ai conscience que le plus opti serait que je sois full actions en versement auto sans regarder les cours vu ma situation, mais ça me ferait mal s'il y avait un crack du marché même en investissant long terme et en DCA. Tout ça pour dire que j'estime mon niveau de risque à 2-2.5/4.

J'ai fait pas mal de recherches avant d'ouvrir quoi que ce soit et je pense faire ceci:

Ma future allocation
Le pourquoi du comment:
20k sur AV LINXEA AVENIR 50% F€ boosté et 50% dans de l'obligation planplan (high yield...) avec par exemple le fond Allianz FR0010032326 qui a un rendement d'environ 3.5% brut
-> question 1: les frais de gestion sur ce fond sont de 1% d'après opcvm360, mais si je le loge sur l'AV je prends les frais UC de l'AV? (0.6) ou celui du fond? Ou pire la somme des deux?
20k sur AV DARJEELING avec 40% F€ boosté, de l'ETF world Lyxxor 40% (hedgé miam) FR0010315770, 10% d'obligataire avec de l'ETF sur les tranches relativement safe BB le LU1215415214 et 10% sur un fond swisslife LU0717900707 qui a l'air aussi bien que le allianz LU0717900707
10k sur du PEA avec un 70/30 bullish avec du tracker SP500 FR0011550185 et NASDAQ FR0011871110
-> question 2: je vois que le obligataire HY n'est pas recommandé ici, je trouve que c'est tout de même un bon moyen de faire de l'UC safe pour boost le fond euros tout en ayant un actif relativement decorrelé des actions. Qu'en pensez-vous?
-> question 3: je pense rentrer en mettant 5 louches à 2 mois d’écart tant sur les AV que sur le PEA, bonne idée? Devrais-je attendre septembre pour constater la reprise eventuelle de l’économie (ou un covid2..?)..
-> question 4: Le PEA de Bourse direct est le moins cher (6 fois moins cher par ordre que Boursorama !!!), mais de ce que j'ai pu lire son interface peut en rebuter plus d'un. Quel est votre avis?
-> question 5: sur mon screenshot on voit la colonne risque qui est toujours sur 7. J'ai un peu de mal à appréhender ce que ça signifie. J'ai fait une moyenne pondérée en fonction de mon draft d'allocations.. avec un risque total de 2.84/7 mais je suis complètement incapable de savoir ce que ça représente. Auriez-vous de la documentation à ce sujet?
-> question 6: les taux utilisés pour les fonds euros sont de 2019 et j'ai lu qu'ils baissaient: j'avais vu un post ici avec bourso 0% de fond euro sur 2020 et que les taux bas n'arrangent pas la situation. Vous en pensez quoi? Vous serez les fesses en esperant que ca remonte?
-> question 7: pensez-vous que j'aurais vraiment un gros interet à faire appel au MENTAL et all in ETF (ou quasiment) en croisant les doigts pour etre benef en 2025-2030?

Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire mon pavé. J'ai vraiment hate de lire vos réponses à mes questions. N'hesitez pas à faire du question picking si vous n'avez pas la reponse à toutes mes questions. :)
submitted by chochochocolat to vosfinances [link] [comments]

Choisir la société de conseil aux entreprises

Choisir la société de conseil aux entreprises
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Dans les moments difficiles pour votre entreprise, quand il te semble que vous ne pouvez pas continuer, il est préférable de faire une pause, pour analyser attentivement toutes les options dont vous disposez. Si vous parvenez à la conclusion que cous ne pouvez plus faire face à la situation dans laquelle vous vous trouvez, il est préférable de te tourner vers un spécialiste, qui pourra trouver une solution aux problèmes que vous rencontrez. Une société de conseil aux entreprises Brussels est la réponse que vous recherchez depuis si longtemps aux problèmes auxquels votre entreprise est confrontée. Les consultants au sein de ces entreprises sont des personnes spécialisées, dont beaucoup ont des années d’expérience dans les moments difficiles ou de crise auxquels une entreprise est confrontée. Le conseil aux entreprises vous donne l’opportunité d’apprendre de nouvelles méthodes par lesquelles vous pouvez gérer une entreprise et vous propose des solutions aux problèmes que vous avez trouvés impossibles à résoudre.
Comment vous assurer de choisir la société de conseil qui vous convient
L’élément le plus important à prendre en compte lors du choix d’une société de conseil aux entreprises est peut-être l’activité que l’entreprise a exercée au fil du temps. Il serait bon de vérifier ses projets, ses partenaires, ses bénéfices et de porter une attention particulière à son portefeuille. De nombreuses entreprises construisent une bonne image, mais si vous effectuez des recherches plus détaillées, vous constaterez peut-être que les choses ne sont pas exactement comme vous le pensez, il est donc préférable de vérifier les faits.
Un autre aspect important, qui mérite d’être vérifié lors de la recherche d’une entreprise de conseil Brussels, concerne les avis et les opinions des clients et des collaborateurs. Si les commentaires fournis sont positifs, cela vaut la peine de conclure un contrat de conseil, mais si les évaluations ne vous conviennent pas exactement, continue à chercher jusqu’à ce que vous sentiez que l’entreprise avec laquelle vous travaillerez peut répondre à tous vos besoins.
Il serait souhaitable que la société de conseil aux entreprises Brussels avec laquelle vous avez collaboré vous offre plus de services, ait des consultants ayant une expérience dans plusieurs domaines et industries. Vous pouvez également avoir besoin de services de marketing, publicitaires ou informatiques et logiciels, une société spécialisée dans plusieurs domaines sera prête à vous les proposer à tout moment.
ODAS Global Consulting Brussels, une entreprise spécialisée et fiable
La recommandation que nous te proposons pour le conseil aux entreprises est représentée par l’équipe de consultants ODAS GLOBAL Consulting Brussels. Il se compose de plus de 20 experts ayant une expérience dans l’accès aux fonds européens, le conseil aux entreprises, le conseil en investissement, les services technologiques, le lobbying et l’architecture. L’expérience de plus de 17 ans que cette société a dans le domaine du conseil en Roumanie, des centaines de clients satisfaits et le généreux portefeuille de projets, est la garantie de votre succès et de votre entreprise.
Faites le meilleur choix pour vous et votre entreprise dès maintenant, signez un contrat de conseil en entreprise avec ODAS Global Consulting Brussels.
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Choisir la société de conseil aux entreprises

Choisir la société de conseil aux entreprises
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Dans les moments difficiles pour votre entreprise, quand il te semble que vous ne pouvez pas continuer, il est préférable de faire une pause, pour analyser attentivement toutes les options dont vous disposez. Si vous parvenez à la conclusion que cous ne pouvez plus faire face à la situation dans laquelle vous vous trouvez, il est préférable de te tourner vers un spécialiste, qui pourra trouver une solution aux problèmes que vous rencontrez. Une société de conseil aux entreprises Brussels est la réponse que vous recherchez depuis si longtemps aux problèmes auxquels votre entreprise est confrontée. Les consultants au sein de ces entreprises sont des personnes spécialisées, dont beaucoup ont des années d’expérience dans les moments difficiles ou de crise auxquels une entreprise est confrontée. Le conseil aux entreprises vous donne l’opportunité d’apprendre de nouvelles méthodes par lesquelles vous pouvez gérer une entreprise et vous propose des solutions aux problèmes que vous avez trouvés impossibles à résoudre.
Comment vous assurer de choisir la société de conseil qui vous convient
L’élément le plus important à prendre en compte lors du choix d’une société de conseil aux entreprises est peut-être l’activité que l’entreprise a exercée au fil du temps. Il serait bon de vérifier ses projets, ses partenaires, ses bénéfices et de porter une attention particulière à son portefeuille. De nombreuses entreprises construisent une bonne image, mais si vous effectuez des recherches plus détaillées, vous constaterez peut-être que les choses ne sont pas exactement comme vous le pensez, il est donc préférable de vérifier les faits.
Un autre aspect important, qui mérite d’être vérifié lors de la recherche d’une entreprise de conseil Brussels, concerne les avis et les opinions des clients et des collaborateurs. Si les commentaires fournis sont positifs, cela vaut la peine de conclure un contrat de conseil, mais si les évaluations ne vous conviennent pas exactement, continue à chercher jusqu’à ce que vous sentiez que l’entreprise avec laquelle vous travaillerez peut répondre à tous vos besoins.
Il serait souhaitable que la société de conseil aux entreprises Brussels avec laquelle vous avez collaboré vous offre plus de services, ait des consultants ayant une expérience dans plusieurs domaines et industries. Vous pouvez également avoir besoin de services de marketing, publicitaires ou informatiques et logiciels, une société spécialisée dans plusieurs domaines sera prête à vous les proposer à tout moment.
ODAS Global Consulting Brussels, une entreprise spécialisée et fiable
La recommandation que nous te proposons pour le conseil aux entreprises est représentée par l’équipe de consultants ODAS GLOBAL Consulting Brussels. Il se compose de plus de 20 experts ayant une expérience dans l’accès aux fonds européens, le conseil aux entreprises, le conseil en investissement, les services technologiques, le lobbying et l’architecture. L’expérience de plus de 17 ans que cette société a dans le domaine du conseil en Roumanie, des centaines de clients satisfaits et le généreux portefeuille de projets, est la garantie de votre succès et de votre entreprise.
Faites le meilleur choix pour vous et votre entreprise dès maintenant, signez un contrat de conseil en entreprise avec ODAS Global Consulting Brussels.
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Les ETF en long et en large - Chapitre 3 : Les ETF "exotiques"

Les ETF en long et en large - Chapitre 3 : Les ETF
Bonjour à tous et à toutes.
Je tiens à préfacer ce post en soulignant que les produits dont je vais parler présentent un risque de perte de capital et sont dans leur très grande majorité beaucoup plus risqués que les ETF généralement conseillés sur le sub. N'investissez pas dedans sans faire vos propres recherches et sans comprendre l'intégralité des risques.

Sommaire et "trop long ; pas lu" des chapitres précédents

Chapitre 1 : Les indices
Les indices boursiers suivent le prix d'un panier d'actifs cotés dans des bourses. Ces paniers sont dits "sous-jacent" et peuvent être constitués d'actions, d'obligations, de contrats à terme ou d'options, entre autres.
Le poids de chaque élément individuel du panier dans l'indice est en général déterminé par sa capitalisation boursière, c'est-à-dire la valeur théorique de tous les titres identiques de ce type en circulation en bourse au prix unitaire actuel. Les poids sont recalculés tous les mois ou tous les trimestres selon les indices. A chaque fois que les poids sont recalculés, les titres qui ont sous-performé lors de la période précédente auront un poids plus petit ou peuvent carrément être radiés de l'indice s'ils perdent trop de capitalisation boursière, tandis que ceux qui ont superformé auront un poids plus important.
Il existe des indices pour plus ou moins n'importe quelle classification que l'on peut souhaiter : origine géographique, capitalisation boursière minimale et maximale, niveau de risque, sensibilité aux anomalies de marché, fondamentaux etc...
Les indices d'actions réagissent positivement à la croissance économique et les indices obligataires réagissent positivement quand les banques centrales baissent leurs taux etc...
Chapitre 2 : Les ETF à réplication physique et synthétique
Pour suivre un indice et investir dedans, on peut créer des fonds d'investissement qui tentent de suivre la valeur du panier de titres qui le constitue, ils sont dits "indiciels".
Quand un fonds d'investissement indiciel n'est pas coté, il ne peut pas être investi à 100% dans les paniers, est suboptimal d'un point de vue fiscal et au niveau des frais de transaction, ce qui réduit sa capacité à suivre de près l'indice, surtout sur de l'investissement long-terme. Pour de l'investissement très-court-terme, ces désavantages ne sont pas trop importants et ces fonds sont même assez avantageux à conditions qu'il n'y ait pas de frais à l'entrée ou à la sortie.
Pour remédier à cela et optimiser l'investissement long-terme, on crée des fonds indiciels cotés (Exchange Traded Funds - ETF - ou trackers), où des intermédiaires financiers, dits Authorized Participants (AP), absorbent les frais de transaction et permettent au fonds d'investissement d'être investi à 100% dans les paniers du sous-jacent. Ces intermédiaires financiers gagnent de l'argent en faisant en sorte que le prix des parts de l'ETF suive celui du panier d'actions avec des arbitrages. En d'autres termes ils profitent du décalage du prix des parts de l'ETF et de la valeur théorique de son panier, quand l'offre et la demande pour l'indice diffère de l'offre et de la demande de parts de l'ETF.
Il y a quelques façons de structurer un ETF, notamment en le faisant détenir directement les paniers du sous-jacent, auquel cas on dit que c'est un ETF à réplication physique. Alternativement on peut le faire détenir des paniers d'actifs liquides, le collatéral, appartenant à une banque d'investissement qui quant à elle détient les paniers de l'indice et en les faisant échanger leurs plus-values et les dividendes respectifs, avec un Total Return Swap (TRS), auquel cas on dit que c'est un ETF à réplication synthétique (unfunded). Dans les deux cas on récupère son argent si la société de gestion ou les contreparties font faillite ou décident d'arrêter l'ETF, en fonction de la valeur de l'indice au moment où le fonds est liquidé. Les deux ont plus ou moins le même risque de contrepartie et de collatéral, bien que ceux à réplication synthétique sont légèrement plus risqués en cas d'évènement extrême, mais ont pour avantage de suivre beaucoup plus fidèlement les indices.
Chapitre 3 : Les ETF "exotiques"
Chapitre 4 : Les risques - la liquidité, le tracking error, les coûts et comment choisir un ETF
Chapitre 5 : Construction d'un portefeuille d'ETF et exemples de stratégies.

Introduction

J'espère que le tl ; pl a suffi à vous remettre dans le bain, car j'ai conscience que le dernier chapitre était long et dense. Je suis un ardent défenseur de l'idée selon laquelle il faut comprendre dans quoi est-ce que l'on investi et j'ai jugé que c'était le minimum de connaissances que devrait avoir un investisseur en ETF. Je vais tenter de faire en sorte que celui-ci, qui est sur les ETF qui ne suivent pas directement des indices d'actions, aille moins dans les détails des mécanismes réplication, je préfère y rentrer dans les commentaires pour ceux qui le veulent. Je vais surtout parler des risques et des emplois possibles dans des stratégies d'investissement long-terme et passives. A quelques exceptions près, ces produits ne sont pas éligibles PEA et ne peuvent être achetés que dans un CTO ou un compte sur marge, à ma connaissance, ce qui veut dire que ces produits sont surtout intéressants pour ceux et celles qui ont rempli leurs PEA et leurs AV jusqu'au seuil de défiscalisation. Si votre portefeuille risqué sur le long-terme dépasse les 100-200k, vous pouvez réfléchir à investir dans ces produits, dans une limite raisonnable.
La majorité des ETF suivent des indice d'actions mais on peut trouver un grand nombre d'ETF qui suivent des indices obligataires, sinon des indices de contrats à terme de matières premières ou même de matières premières physiques sur le marché au comptant (appelés dans les deux cas Exchange Traded Commodities, ETC) et une poignée d'ETF sur des indices monétaires ou encore de couvertures de défaillance (credit default swaps, CDS). Des ETF peuvent apporter des modifications à ces indices, soit avec une gestion active en changeant les pondérations des composants (qu'on appelle Exchange Traded Managed Funds, ETMF), soit appliquant un effet de levier rééquilibré quotidiennement, que ce soit pour amplifier ou inverser les rendements quotidiens (qu'on appelle Leveraged Exchange Traded Funds, LETF). Tous les types d'ETF susmentionnés peuvent être à réplication physique ou synthétique. Enfin il existe une dernière catégorie de produits cotés répliquant des indices, qui ne sont pas des ETF, à savoir la dette structurée, de banques, cotée en bourse (ces produits sont appelés Exchange Traded Notes, ETN).

Les ETF de crédit (obligataires, monétaires et de couverture de défaillance)

Un concept qui est très difficile à comprendre est qu'un titre financier n'a absolument pas les mêmes propriétés et risques selon si il a une date d'expiration ou non et si l'on le revend sur le marché secondaire.
Quand vous achetez une obligation et que vous la gardez jusqu'à sa maturité, vous savez dès le premier jour votre rendement, en supposant que l'émetteur ne fasse pas défaut, et si ce rendement est positif alors vous pouvez considérer que votre capital est garanti, tout comme votre rendement. Si on considère qu'il est plus ou moins sûr que l'émetteur ne fera pas défaut, vous subissez 2 risques, le premier étant le risque d'inflation, c'est-à-dire le risque que l'argent que vous recevrez dans quelques années perde plus de valeur que prévu et le risque de réinvestissement, c'est-à-dire le risque de ne pouvoir réinvestir les coupons à un taux convenable.
Cependant, si vous réinvestissez votre principal systématiquement après l'arrivée à maturité de vos obligations, sans jamais vous arrêter, c'est comme si vous investissiez dans quelque chose qui n'a pas de maturité, comme une action. Si décidez d'arrêter à un moment donné de faire cela, vous serez obligés de liquider vos obligations sur le marché secondaire. Ce faisant vous subissez les caprices de l'offre et de la demande et votre capital n'est plus garanti sans que l'émetteur ne fasse défaut, vous introduisez un risque de prix. Sur les obligations, le risque de prix est principalement affecté par la politique monétaire de la banque centrale (le risque de taux).
Les assureurs qui gèrent des fonds en euros, les banques ou caisses d'assurances qui gèrent vos livrets défiscalisés, CEL ou PEL contournent cela en gardant des réserves de liquidités et en gérant leur risque de telle sorte à ce qu'ils puissent rendre à tout moment l'argent au dépositaires, donc même s'ils investissent dans des actions, de l'immobilier ou de la dette privée en plus des obligations d’État, ces produits se comportent comme de la monnaie avec une garantie du capital.
Les OPCVM obligataires et les ETF obligataires en particulier ne font pas cela. Le capital est constamment réinvesti et vous ne pouvez le récupérer qu'à la valeur de marché des obligations. Si le fonds s'arrête et est liquidé, cela revient au même car les obligations n'atteindront pas leur maturité au sein du fonds, vous avez un risque de récupérer moins que ce que vous n'avez investi. Les ETF obligataires ne garantissent donc pas votre capital même si les émetteurs ne font pas défaut, ils ne sont donc pas une substitution à des produits monétaires !
Cela étant dit, je pense que ce sont potentiellement de très bons outils pour diversifier un gros portefeuille pour de l'investissement risqué sur le long-terme, étant donné que les obligations sont sensibles à des facteurs différents voir opposés aux actions. Une politique monétaire accommodante de la banque centrale augmente indirectement ou directement la valeur des obligations et ces politiques ont lieu quand l'économie est en récession, donc quand les actions ont tendance à perdre de la valeur. Les ETF obligataires High Yield (obligations avec un fort risque de défaut) introduisent cependant du risque de crédit et ce risque fait perdre de la valeur aux obligations, ce qui leur confère une assez grande corrélation aux ETF actions en temps de crise, ce qui n'est pas souhaitable dans une logique de diversification. Pour illustrer ça je compare 4 ETF capitalisants, un sur le S&P 500, un sur les obligations de l'Etat américain, un sur les obligations d'entreprises de qualité Investment Grade (IG) et un dernier sur des obligations d'entreprises High Yield.
Vous noterez que les obligations d'Etat ont pris de la valeur pendant la crise du Covid-19 (+9%), le IG est resté relativement stable (-0,5%), le HY a baissé de 5%, quand le S&P 500 a fait -13%. Je souligne qu'il y a d'autres facteurs qui rentrent en jeu dans la performance comme la sensibilité aux taux, ce graphique vise surtout à montrer les corrélations
Je tiens à préciser que l'ETF " Lyxor PEA Obligations d'État Euro UCITS ETF - Acc" (OBLI), le seul ETF obligataire éligible PEA, contient presque 40% de dette italienne et a réagi un peu comme un ETF High Yield pendant la crise.
Étant donné que certaines obligations sont souvent très peu liquides voire introuvables sur le marché secondaire, certains ETF obligataires à réplication physique sont forcés de pratiquer de l’échantillonnage, c'est-à-dire de ne répliquer que partiellement l'indice. Il faut un peu imaginer ces ETF comme des collectionneurs (de pièces de monnaie, ou de cartes Pokémon), qui peinent à trouver certaines éditions rares. Ce problème de liquidité peut aussi empêcher les AP de faire correctement des arbitrages, ce qui veut dire que le prix peut dévier conséquemment de la NAV pendant la journée et/ou présenter un bid-ask spread important. Sur ces indices peu liquides, les ETF à réplication synthétique sont supérieurs (cela vaut pour tous les indices peu liquides, peu importe si ce sont des actions, des obligation ou autres).
Je vous invite à vous renseigner davantage sur les marchés obligataires. Personnellement je déconseillerais fortement les ETF sur la dette HY sur de l'investissement long-terme, même s'il peuvent être moins risqués que les indices d'actions, car ils sont sur des marchés relativement inefficaces et que leur rendement ne compense pas leur volatilité, sans parler du risque de crédit. Pour diversifier un portefeuille d'actions sur un CTO je conseillerais des ETF d'obligations de l'Etat américain, allemand et français ou d'entreprises de bonne qualité. Moins vous voudrez prendre de risque, moins vous choisirez des maturités longues et inversement, si vous voulez prendre du risque de taux, vous choisirez des ETF sur des obligations sans options, à maturité longue (7-10 ans minimum), sans coupons ou au moins à coupons fixes.
Pour votre culture générale, il y a les ETF monétaires qui répliquent les taux interbancaires comme l'EONIA ou des indices de billets de trésorerie, que vous ne devez pas toucher en tant que particulier, vu que ces ETF ont tendance à perdre de la valeur sur le long-terme dans le contexte monétaire actuel. Ces ETF servent surtout à se protéger contre les risques systémiques au niveau de la liquidité du marché interbancaire pour les fonds d'investissement et/ou placer rapidement des liquidités à des frais moindres. Sinon il y a les ETF sur les CDS, ces produits donnent le droit de récupérer le principal d'une obligations quand l'émetteur fait défaut ou fait faillite, ce sont des assurances qui ont un coût périodique, ce qui veut dire que sur le long-terme ils perdent de la valeur. C'est ce pourquoi les seuls ETF sur CDS à ce jour qui ont survécu sont des ETF à effet de levier inversé, qui gagnent de la valeur sur le long-terme tant que les émetteurs des obligations ne font pas défaut.
Le plus volatil de ces deux ETF sur CDS d'obligations européennes est sur de la dette HY et le moins volatil sur de la dette IG, les deux ont un effet de levier inversé. Ce sont des produits extrêmement complexes avec un risque de perte totale de capital en cas de crise grave
Cela résume la partie crédit des ETF. Pour résumer, les ETF obligataires sont utiles pour diversifier les ETF en actions, mais présentent des risques de liquidité significatifs s'ils sont à réplication physique sur des indices où les obligations sont peu ou pas disponibles.

Type Long-terme ? Risques principaux Spéculatif ?
ETF obligataire IG Oui Taux et liquidité - à +
ETF obligataire HY Oui Crédit, taux et liquidité + à ++
ETF monétaire Non dans le contexte monétaire actuel Taux et liquidité - -
ETF sur couverture de défaillance IG Oui si à effet de levier inversé à réplication synthétique Crédit, taux et liquidité - à - -
ETF sur couverture de défaillance HY Oui si à effet de levier inversé à réplication synthétique Crédit, taux et liquidité + +

Les ETF sur les matières premières (ETC)

Il y a deux grandes catégories d'ETC, ceux qui suivent les marchés au comptant, en stockant physiquement les matières premières, que j'appellerai spot, et ceux qui achètent des contrats à terme sans jamais détenir de matières premières (soit en détenant directement les contrats à terme, soit avec de la réplication synthétique), que j'appellerai forward. Les spots sont plutôt pour de l'investissement long-terme et présentent des frais de stockage qui sont explicites, les forwards subissent des pertes mensuelles, caractéristiques des marchés à terme et sont surtout utiles pour de l'investissement court-terme, vu qu'ils ont tendance à perdre beaucoup de valeur sur le long-terme.
Pour ce qui est des ETC spot à réplication physique, qui détiennent donc directement les matières premières, vous en trouverez aujourd'hui sur 4 métaux précieux, qui sont par ordre de volatilité croissante l'argent, le platine, l'or et le palladium. Vous pouvez toucher à ces ETC sans trop de craintes dans un portefeuille passif long-terme si vous voulez spéculer sur les métaux précieux.
Les ETC forward perdent de la valeur tous les mois car il faut payer des frais de stockage implicites, quand le marché à terme est en report (in contango). Ainsi, quand on achète un contrat à terme qui expire dans un mois on paye non seulement le prix futur estimé par le marché dans un mois, mais aussi les frais de stockage de la matière première pour le mois. Les ETC forward achètent en général le contrat à terme qui expire le plus tôt et les détruisent juste avant l'expiration, ce qu'on appelle le "roll".
Pour aller un peu plus dans le détail, il y a beaucoup plus de contrats à terme en circulation que de matières premières qui sont échangées via ces titres, vu qu'il est possible d'en créer ex nihilo sans détenir la matière première, donc quand les contrats du mois arrivent à expiration c'est un peu la panique pour trouver des acheteurs. Quand ces ETC sont à réplication physique, c'est-à-dire quand ils détiennent directement des contrats à terme, beaucoup d'argent peut être perdu dans la manœuvre.
Il y a des nuances et c'est compliqué, mais en gros si vous tenez absolument à suivre de près les mouvements du prix du pétrole WTI pendant quelques jours, il n'y a que ces ETF pour le faire plus ou moins bien, comme "United States Oil Fund" (USO). Avec un modèle quantitatif assez basique sur les données historiques depuis 2006 sur USO, j'estime que les frais implicites sur le pétrole brut avec les contrats à terme sont de 8,4% par an en moyenne, ce qui est massif quand on compare ça à ses frais de gestion explicites de 0,73% par an.
En bleu le prix du pétrole brut sur le marché à terme, en orange l'ETC et en gris la valeur théorique de l'ETC en retirant les 8,4% de frais implicites et les 0,73% de frais explicites. Au final l'ETC fait relativement bien son travail si l'on est dans une logique très-court-terme.
Le modèle en question est tout bête, par analogie c'est comme si je considérais qu'un indice, ici l'indice de prix du pétrole, était un coureur de marathon, et l'ETC est ce même coureur avec un sac à dos rempli de briques. Mon but est de déterminer le poids de son sac à dos, en supposant qu'il performe de moins en moins bien proportionnellement au poids qu'il porte. Pour simplifier, je dis qu'il y a deux choses qui pèsent sur l'ETC, les frais de gestion explicites et les frais implicites (même si dans la réalité je devrais prendre en compte la structure de terme du marché forward). J'utiliserai la même méthode par la suite pour estimer les frais implicites sur les ETF à effet de levier. Pour ceux que ça intéresse l'équation que j'utilise est la suivante
Je cherche le taux qui minimise l'erreur
Vous avez enfin les ETC forward à réplication synthétique qui minimisent grandement les pertes mensuelles et les rendent convenables pour de l'investissement passif. Aujourd'hui vous les trouverez principalement sur des indices de matières premières diversifiés comme le BCOM qui a les poids suivants
Il y a une limite de poids de 33% par catégorie et il surpondère les contrats à terme les moins échangés comme l'agriculture animale
Si vous voulez plus ou moins suivre le prix du pétrole sur le long-terme, trouvez-donc un ETC forward à réplication synthétique qui pondère bien le secteur de l'énergie. Mon conseil personnel est de diversifier entre l'énergie et les métaux précieux, car contrairement à certaines croyances, les deux ne sont pas toujours des valeurs refuge et sont sujets à des risques différents qui ne sont pas tout le temps corrélés, comme l'a montré la crise du Covid-19. Ne mettez pas plus de 10% de votre portefeuille risqué sur le long-terme dans des ETC.

Type Long-terme ? Risques principaux Spéculatif ?
ETC spot (physique) Oui Inflation, taux, offre et demande + à + +
ETC forward (physique) Non Inflation, taux, offre et demande, structure du marché à terme + +
ETC forward (synthétique) Oui, s'ils gèrent bien le roll Inflation, taux, offre et demande, structure du marché à terme + à + +

Les ETF à effet de levier (LETF)

J'ai fait un post sur les LETF il y a quelques temps que je vous invite à lire si le sujet vous intéresse. Pour résumer la chose, ces ETF surperforment vis-à-vis d'un effet de levier normal quand la volatilité est faible et sous-performent terriblement quand elle est trop forte. Par ailleurs ils ont des frais implicites sur le long-terme comme les ETC forward, ce qui est normal vu qu'ils utilisent aussi des contrats à terme ou des options, qui exhibent le même problème. Comme pour les ETC forward, je vous déconseille les LETF à réplication physique à cause du problème du roll, cela étant dit, les marchés à terme d'actions sont beaucoup moins embêtants que les marchés à terme de matières premières vu qu'il n'y a plus le problème des frais de stockage, au contraire même, car les actions versent des dividendes et peuvent être prêtées.
De façon étonnante, j'ai trouvé que le MSCI USA x2 éligible PEA d'Amundi (CL2) avait des frais implicites annuels de l'ordre de 0,2% en moyenne, ce qui est minime par rapport aux 8,4% que j'avais trouvé sur le USO.
La différence entre le benchmark et le LETF est négigeable, à mon humble avis, dans le cas du CL2
Type Long-terme ? Risques principaux Spéculatif ?
LETF x2 (physique) Oui, s'ils gèrent bien le roll, mais plutôt favoriser la version synthétique Gamma, taux, structure du marché à terme + +
LETF x3 (physique) Non Gamma, taux, structure du marché à terme + + +
LETF inversé (physique) Non Gamma, taux, structure du marché à terme + +
LETF x2 (synthétique) Oui, s'ils gèrent bien le roll Gamma, taux, structure du marché à terme + +
LETF x3 (synthétique) Plutôt non, mais pas impossible Gamma, taux, structure du marché à terme + + +
LETF inversé (synthétique) Non (sauf si c'est sur des indices intrinsèquement baissiers comme les CDS) Gamma, taux, structure du marché à terme + +
En conclusion pour les LETF, si vous voulez prendre du risque sur une petite partie de votre portefeuille risqué en prenant en compte la possibilité de perdre l'intégralité des sommes investies, un LETF synthétique x2, sur des indices de grandes entreprises américaines, allemandes ou françaises est viable sur le long-terme, à mon humble avis, tant que les taux d'intérêt restent bas. Dans le doute vérifiez la performance du LETF vis-à-vis du benchmark.
Je n'ai pas parlé des ETMF et des ETN, qui ont des risques propres. Les ETMF ont un risque de liquidité et un risque au niveau de la performance du gestionnaire et les ETN sont de la dette structurée de banques cotées en bourse, qui n'est pas collatéralisée, donc en cas de faillite de la banque vous avez un risque de tout perdre, contrairement aux ETF synthétiques, comme ce fut le cas quand Lehman Brothers a fait défaut sur 3 ETN qu'elle émettait à l'époque. Les ETN proposent des indices sur des classes d'actifs beaucoup plus diverses et davantage d'effet de levier que les ETF.
Voilà, j'espère que ce safari vous a plu. Je maintiens qu'il ne faut pas investir dans ces produits sans les comprendre et qu'ils sont souvent fortement spéculatifs, par ailleurs mes tableaux sont à titre indicatif et ne sont pas forcément représentatifs de tous les risques que présentent ces produits.
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Les ETF en long et en large - Chapitre 1 : Les indices

Les ETF en long et en large - Chapitre 1 : Les indices
Bonjour à tous et à toutes.
Il y a quelques temps j'ai fait un post sur les ETF. Il était lourd, pas très précis et au final on n'en sortait pas plus éclairé. Après avoir passé plusieurs mois à lire tout ce qu'il y avait sur les ETF (cours théoriques, articles scientifiques, rapports d'organes régulateurs), leur fonctionnement, leur risque, leur performance et j'en passe et après avoir relu le post récemment, j'aimerais le refaire, cette fois-ci en rassemblant le maximum d'informations que je peux tout en essayant de faire en sorte que ce soit compréhensible pour quelqu'un qui ne connaît pas la finance. Je pense que c'est important de comprendre dans quoi est-ce que l'on investit et en quoi est-ce que l'on a confiance. Paradoxalement, ces produits financiers dérivés peuvent être très complexes et sont par la même occasion souvent (pas toujours) le moyen d'investir en bourse avec le meilleur rendement sur le long-terme, compte-tenu du risque et des coûts, pour un non-initié (et même pour certains initiés).
J'ai décidé par suite des conseils avisés de Damien de subdiviser ce répertoire en 5 sections, qui j'espère répondront aux interrogations de la plupart d'entre vous.
Chapitre 1 : Les indices
Chapitre 2 : Les ETF à réplication physique et synthétique
Chapitre 3 : Les ETF obligataires, sur contrats à terme et à effet de levier
Chapitre 4 : Les risques - la liquidité, le tracking error, les coûts et comment choisir un ETF
Chapitre 5 : Construction d'un portefeuille d'ETF et exemples de stratégies.

Les indices d’actions boursières

La logique de départ derrière un indice boursier c'est d'avoir une mesure pour comparer la rentabilité d'actions d'entreprises vis-à-vis du marché boursier auxquelles celles-ci appartiennent, du point de vue d'un investisseur. L'idée est de créer un indicateur de la performance moyenne d'une liste d'entreprises répondant à certains critères (pays, industrie, taille…). Dans l'histoire des marchés financiers il y a eu plusieurs façons de procéder, mais la problématique tournait autour de comment comparer des entreprises qui ont un nombre d'actions différentes à des prix différents sous des formes différentes - une action peut être active ou inactive, cotée ou non cotée.
Une des premières choses qui a été faite était de tout simplement utiliser le prix unitaire de l’action comme référence et utiliser les variations de prix comme un indicateur de la performance. Un tel indice est dit « price-weighted » et il est tout bêtement calculé en faisant la moyenne des prix à l'unité des actions d'une liste d'entreprises, l’exemple le plus connu est le Dow Jones Industrial Average (DJIA). Les dividendes passés peuvent être inclus ou exclus du total auquel cas ce serait respectivement un « total return index » ou un « price return index ». Cette technique n’est pas parfaite et nécessite des ajustements réguliers à cause des manipulations que font régulièrement les entreprises cotées. Par exemple, certaines entreprises font ce qu’on appelle des « stock splits » ou des « reverse splits » qui consistent respectivement à multiplier et diviser la quantité d’actions de l’entreprise. Un reverse split où l’entreprise échangerait 2 vieilles actions contre une nouvelle doublerait le prix de l'action de l’entreprise sans créer une quelconque valeur et cela nécessite le réajustement manuel d’un indice price-weighted. Un problème beaucoup plus embêtant est que les prix des actions des entreprises ne sont pas standardisés et si une PME a une action qui coûte 50 euros, une grande entreprise avec une action à 5 euros aura 10 fois moins d’influence sur l’indice.
Ici Pi(t) est le prix de la i-ème action de l'indice à l'instant t
Pour justement contrer ce dernier problème, on a inventé les « equal-weighted indices ». L’idée est d’ajuster le prix des actions de chaque entreprise de l’indice pour qu’elles partent du même niveau et ensuite de procéder comme pour le price-weighting. Par exemple, MSCI, une entreprise qui crée des indices boursiers, réajuste tous les trimestres le prix de base des entreprises inclues dans ses indices equal-weighted. Dans ce genre d’indice, les petites entreprises ont autant d’influence que les grosses. Comme les petites entreprises ont tendance à avoir des prix plus volatiles, ce sont des indices plus risqués.
Pi(0) est le prix de la i-ème action de l'indice au dernier ajustement de l'indice
La méthode la plus généralement acceptée aujourd’hui est d’utiliser la capitalisation boursière des entreprises. La variante spécifique la plus aboutie est le "free-float" ou dans son nom complet "float-adjusted market capitalization weighting". L'idée derrière ce terme barbare est d'assigner un poids dans l'indice à l'entreprise qui sera proportionnel à la somme des prix de toutes ses actions actives et échangeables en bourse, les actions en circulation. Cela permet de suivre la capitalisation boursière, la valorisation des actions qui peuvent théoriquement être achetées ou vendues en bourse à tout moment. Le nombre d’actions cotées peut augmenter soit quand des actionnaires privés (fondateurs, fonds d’investissement) mettent en bourse leurs actions non-cotées ou soit quand l’entreprise en émet de nouvelles actions, dans une vente aux enchères. Ce nombre peut diminuer quand l’entreprise rachète ses actions par exemple pour rémunérer ses actionnaires ou quand l’entreprise émet des obligations convertibles ou des stock-options, qui gèlent des actions pour une période, en attendant qu’elles soient éventuellement appelées par les détenteurs de ces titres si certaines conditions sont remplies à une certaine date. Quand une action sort de la circulation, elle ne reçoit pas, généralement, de dividende ou de droit de vote, ce qui justifie son exclusion.
Il y a deux façons de sélectionner une liste d’entreprises avec cette méthode, soit l’on trie les entreprises par capitalisation boursière et l’on prend les X premières de la liste, soit-l’on choisi une capitalisation minimale et/ou maximale, dans les deux cas la liste d’entreprises peut changer à chaque fois que l’indice est réajusté. Il y a un intérêt théorique à utiliser cette méthode, car plus le marché est efficace, plus un indice créé avec cette méthodologie devrait être proche du portefeuille risqué optimal (avec le meilleur rapport rendement sur volatilité), vu qu'il devrait se rééquilibrer régulièrement en favorisant les entreprises qui surperforment et en défavorisant celles qui sous-performent. Le désavantage principal est qu'il surpondère les plus grosses capitalisations.
Qi représente la quantité d'actions et Fi est la proportion d'actions en circulation, le float
Des exemples notables sont le S&P 500, le Nasdaq, le FTSE 100, le DAX et le CAC 40. Pour l’anecdote, le CAC 40 met une limite de poids de 15% par entreprise. En général, quand un indice contient des entreprises de bourses de différents pays, la monnaie locale n’est pas convertie et la performance est calculée contre la monnaie dans laquelle l’action est cotée, mais il est possible de convertir toutes les valeurs en une monnaie, auquel cas la performance reflète les évolutions du marché des changes.
Pour illustrer la différence entre un indice equal-weighted et son équivalent en capitalization-weighted, voici l’indice MSCI World, qui contient 1643 entreprises avec les plus grosses capitalisations boursières des pays développés.
Comparaison de l'indice equal-weighted et cap-weighted, l'equal weighted est plus volatile
Des contraintes spéciales peuvent être placées sur le choix des entreprises à suivre dans un indice. Il faut savoir que la théorie de portefeuille moderne dit que dans un marché efficace où les investisseurs sont rationnels, la volatilité du prix d'une action devrait refléter tous ses risques et que sa rentabilité devrait être proportionnelle à la volatilité et à la corrélation de ses rendements avec le reste du marché boursier (l’indice de référence), ce que l’on mesure avec le bêta. Il s’avère que dans la réalité il existe des exceptions persistantes à cette règle (qu'on appelle anomalies de marché) et que d’autres facteurs que la volatilité et la corrélation au marché peuvent déterminer le rendement d’une action, que certains ont appelé « smart beta » pour vendre l’idée. La théorie classique explique ces anomalies par des inefficacités du marché causées par l’intervention des régulateurs, les coûts de transaction, l’asymétrie de l’information etc… et la théorie comportementale ajoute à ces explications les comportements des investisseurs.
Les anomalies dont on parle sont par exemple l’inertie des prix (momentum), c’est-à-dire que certaines actions ont tendance à poursuivre pendant quelques semaines ou mois des hausses ou des baisses conséquentes de prix. L’explication rationnelle est que les avis des analystes financiers mettent du temps à atteindre tous les investisseurs, l’explication comportementale est que certains investisseurs regardent les performances passées pour déterminer leurs espérances futures. Il y a sinon l’anomalie du « size » et du « value » où, respectivement, des entreprises à faibles capitalisations et avec des bilans relativement importants ont des rendements légèrement supérieurs à la théorie, qui peuvent s’expliquer de façon rationnelle par exemple par le fait que les investisseurs n’aiment pas investir dans des titres peu liquides ou qu’ils n’aiment pas investir dans des entreprises trop endettées. Il existe donc des indices boursiers qui suivent les entreprises les plus sensibles à ces anomalies. Vous trouverez par exemple dans les résumés des indices MSCI la sensibilité des actions de leurs indices à ces anomalies.
Mis à part cela, les indices actions dépendent principalement de la croissance des industries et ultimement du PIB des économies sous-jacentes, ils sont une sorte d’estimation des variations futures de celui-ci, bien que d’autres facteurs rentrent en jeu comme les taux d’intérêt et la santé du système financier. Plus le marché boursier où sont échangées les actions de l'indice est efficace (plus les informations sont bien transmises, plus les régulateurs font bien leur travail, plus il y a de liquidité), plus la volatilité de l'indice reflètera les risques sous-jacents et plus le rendement de l'indice sera représentatif des risques pris par les investisseurs sur le très-long-terme. Ainsi, dans des économies croissantes avec des marchés financiers efficaces, les indices boursiers devraient être à tendance haussière car les entreprises sous-jacentes créent de la valeur. Bien que très visibles dans les médias, ils sont bien moins importants en termes de capitalisation boursière que les indices obligataires.

Les indices obligataires et les autres

La grosse différence entre une action et une obligation est qu’une obligation a une maturité déterminée à l’avance, alors qu’une action peut exister pour une durée indéterminée. Les Etats et les entreprises peuvent émettre des obligations échangeables dans les bourses obligataires. Ils font des émissions à travers des ventes aux enchères régulièrement, en émettant des obligations avec de diverses maturités, coupons et options. Chaque émission est étudiée séparément par des agences de notation (S&P, Moody’s et Fitch), qui estiment la probabilité de défaut de l’émetteur. En fonction de la note, l’émission est soit catégorisé « Investment Grade » (IG) soit « High Yield / Junk Bond » (HY). Un indice obligataire equal-weighted va traiter chaque émission séparément comme un élément de l’indice avec le même poids que les autres, peu importe le montant de l’émission (avec la formule vue plus haut) alors qu’un indice capitalization-weighted va utiliser le principal (montant notionnel) que doit rembourser l’émetteur comme poids dans l’indice. Comme pour les indices d’actions, les coupons passés peuvent être inclus ou exclus. Certains indices choisissent de sélectionner seulement des obligations avec une maturité spécifique (7-10 ans, 20 ans ou plus…), un type de coupon, une région géographique, un type d’émetteur ou en excluant les obligations avec des options imbriquées par exemple.
S&P US Aggregate Bond Index, qui rassemblent presque toutes les obligations d'Etat et d'entreprises américaines, IG et HY
Les indices obligataires de qualité IG sont typiquement nettement moins volatiles que les indices d’actions. Ces indices réagissent positivement aux baisses des taux d’intérêts (vu que la valeur relative des obligations qu’ils contiennent augmente) et aux éventuels rachats par les banques centrales, le QE, et négativement aux risques de défaut des émetteurs – pour un Etat il s’agit principalement de sa capacité à continuer à emprunter et à lever des impôts, pour une entreprise c’est sa capacité à générer suffisamment de cash (pas forcément des bénéfices) pour payer le principal et les coupons à temps ainsi qu’à liquider ses actifs à bon prix en cas de défaut. Un effet très intéressant des indices obligataires est qu’en mettant ensemble des émissions d’obligation de différentes dates, on peut créer une continuité dans la valorisation des obligations d’un Etat ou d’une entreprise, autrement dit, on transforme quelque chose avec une maturité définie en un indice qui a une maturité indéterminée, un peu comme si c’était une action, ce qui a des conséquences si on cherche à le répliquer.
Il existe des indices de matières premières. Comme celles-ci sont en général encombrantes et coûtent cher à stocker et à transporter, contrairement à des titres financiers qui peuvent être dématérialisés et échangés en une fraction de seconde, elles sont échangées via des contrats où l’on décide plusieurs mois ou années à l’avance la date de la transaction et de la livraison, la quantité etc… Les bourses de commerce rassemblent ces contrats (qu’on appelle futures) et ceux-ci sont échangés de sorte que les investisseurs parient sur l’offre et la demande future des matières premières. Le dernier acheteur du contrat à son expiration a le droit de se faire livrer la matière première, d’annuler le contrat en vendant un autre contrat ou dans certains cas de recevoir la différence entre le prix final du contrat et un prix déterminé par un marché qui négocie la même matière première au comptant. Les indices de matières premières utilisent en général le prix du contrat qui expire à la date la plus proche. Les indices qui rassemblent plusieurs matières premières utilisent soit la valeur notionnelle des contrats échangés sur la matière première, soit la quantité produite dans le monde, soit un equal-weighting. Des exemples notables sont le BCOM ou le S&P GSCI. Ces indices augmentent quand la production diminue et/ou quand la demande augmente et peuvent diminuer quand les frais de stockage et de transport augmentent, par exemple quand il n'y a plus d'espace de stockage disponible.
S&P GSCI
Il existe aussi des indices sur les options qui mesurent leurs prix et plus spécifiquement leur composante de volatilité implicite. Le VIX mesure le prix moyen des options sur le S&P 500 en enlevant les composants des prix qui correspondent à la direction du prix du sous-jacent et ceux qui correspondent à la valeur temporelle de l’option. Ce prix moyen qu’on a modifié correspond à la volatilité future attendue par les investisseurs sur l’indice, car plus ils payent cher, plus cela veut dire qu’ils veulent couvrir ou spéculer sur de fortes variations.
VIX
Cela conclue ce chapitre sur les indices, comment ils sont créés, calculés, ce à quoi ils servent et de quoi ils dépendent. J’espère que cela aura été intéressant.
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Recommandation sac-à-dos ordinateur ?

Bonjour à tous,
Aujourd'hui, je souhaite faire appel à vos recommandations concernant les sacs-à-dos pour ordinateur. Il s'avère que je dispose d'une multitude de sacs, mais aucun ne semble aussi pratique et ergonomique que ceux que j'ai pu voir. Le problème est qu'après une rapide recherche sur Amazon, il existe une multitude de modèles intéressants. Je ne sais pas forcément vers quoi me tourner, je suis preneur de toutes vos suggestions.
Si j'établis un rapide cahier des charges :
• Prix : Inférieur à 40e. • Résistant à la pluie. • Compartiment pour un ordinateur (Taille maximale 16 pouces), une tablette, téléphone, portefeuille, lunettes, clés et documents pour le travail. Idéalement, que je puisse glisser d'autres matériels technologiques comme un petit trépied, un micro et mes chargeurs. Il faudrait que je puisse y mettre mon casque aussi, volumineux, encore plus quand nous n'avons pas de protection rigide. • Durable. • Un chargeur USB pour recharger son téléphone. • Un compartiment pour le parapluie / bouteille d'eau. • Qu'il ne soit pas trop encombrant quand je prends le bus, qu'il se glisse facilement sous le siège. • Idéalement, une pochette secrète ET une poche au-niveau de la sangle. Côté pratique : Avoir accès rapidement à ses papiers/téléphones sans pour autant enlever le sac de son épaule. L'idée est vraiment d'avoir un sac pratique pour aller travailler avec tout son matériel et documents sur soit (pratique pour les transports en commun) et également un sac que l'on peut ré-utiliser pour des déplacements/voyages. Je vous mets plusieurs modèles qui semblaient intéressants trouvés sur Amazon : https://www.amazon.fdp/B07YFC91TK/ref=cm_sw_r_cp_api_i_Vj2GEbJN5FSTV https://www.amazon.fdp/B07XT53G84/ref=cm_sw_r_cp_api_i_Ak2GEb2G9Y1H0 https://www.amazon.fdp/B07RDDGQ6D/ref=cm_sw_r_cp_api_i_Yk2GEbFJYG2CS https://www.amazon.fdp/B07MK6J5NT/ref=cm_sw_r_cp_api_i_Wl2GEbNA7VGT2 https://www.amazon.fdp/B07XT53G84/ref=cm_sw_r_cp_api_i_qm2GEbYCXWKNB https://www.amazon.fdp/B07L63FL3Z/ref=cm_sw_r_cp_api_i_Gm2GEbCEAWRFW https://www.amazon.fdp/B0727Z2GZref=cm_sw_r_cp_api_i_Um2GEb4DAC0N8 https://www.amazon.fdp/B07J326YB2/ref=cm_sw_r_cp_api_i_9m2GEbP14DEHT 
Quel est votre avis ? Merci.
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Mise en application de la théorie de portefeuille moderne

Mise en application de la théorie de portefeuille moderne

Propos préliminaires

Bonjour à tous et à toutes.
Suite à une discussion avec u/freekickus sur mon post sur la diversification, je vous propose une mise en application des concepts (lisez-le avant sinon vous serez largués sur ce post). On va travailler avec des ETF capitalisants éligibles PEA (surtout utile pour les petits portefeuilles ou si vous investissez périodiquement en terme de diversification/prix d'achat) et de l'or physique au comptant, qui a des propriétés de couverture assez intéressantes en période de crise. Autre chose importante, je vais faire des calculs avec des scenari différents qui se sont produits par le passé, mais rien n'indique qu'ils se reproduiront identiquement à l'avenir ou qu'une configuration macroéconomique nouvelle ne puisse surgir (typiquement avec le plancher des taux de la BCE, les obligations ne pourront pas avoir une performance aussi importante qu'en 2008). Cette approche est surtout utile pour la partie "capitalisation" de votre portefeuille d'investissements et ne convient que sur des horizons de plusieurs années que je préciserai.
Rappel de l'objectif : avoir le meilleur ratio de Sharpe (rendement/volatilité) possible compte-tenu d'un niveau de risque donné ou d'un rendement espéré requis. Le ratio de Sharpe c'est (R(P)-Rf)/s(P) où R(P) est le rendement espéré du portefeuille risqué, Rf le taux de rendement de votre portefeuille protégé (moyenne pondérée des rendements de vos livrets A, PEL et fonds en euros) et s(P) est la volatilité des rendements du portefeuille risqué et détermine l'efficacité de votre portefeuille risqué.
On va supposer plusieurs choses
  1. Excepté pour l'or physique où j'optimise avec la taxe forfaitaire (6% sur la valeur de cession) ou le prélèvement forfaitaire (19% sur la plus-value de cession), on travaille avec un PEA donc PFU de 17,2% sur un rachat total sans dividendes. Je viens de découvrir que l'or est une niche fiscale en France avec un abattement annuel progressif de 5% sur la taxe forfaitaire - si on en détient pendant 22 ans on est complètement exonéré d'impôts dessus. Ça a peut-être changé avec les réformes fiscales récentes donc corrigez-moi.
  2. J'utiliserai les frais de courtage de Boursorama Classic pour l'exemple (0,48% par ordre et 5,5 minimum) et un bid-ask de 1% à l'entrée et à la sortie, pas la motivation de le calculer pour chaque actif, il peut être plus grand sur des ETF moins liquides, faites votre propre due diligence. Le bid-ask c'est la différence entre le prix affiché et le prix allez payer réellement, plus l'actif est liquide, plus il diminue.
  3. Les rendements supposent une couverture du taux de change en euros, à vous de les transformer si vous ne voulez pas de couverture de change. Mes données proviennent de investing.com donc elles peuvent être imparfaites et incomplètes. L'or est en dollars sans couverture par contre. Parfois les ETF n'existaient pas à l'époque donc j'ai pris l'indice sous-jacent, il faut donc compter 0,1-0,8% de rendement annuel en moins en fonction des frais de gestion de l'ETF.
  4. Rendement fixe du portefeuille protégé à 1% net d'impôts
  5. La volatilité prix est le seul risque pris en compte mais il y en a d'autres, soyez conscients de cela
  6. Pas de vente à découvert et d'emprunt
  7. Somme à investir de 20 000e et on essaye d'avoir moins de 1500e qui reste en cash ou qui sert à payer les frais (c'est parfois impossible), le restant est investi dans notre portefeuille protégé
  8. Je propose à chaque fois une optimisation du ratio de Sharpe puis une optimisation du rendement tout en conservant un ratio de Sharpe de 1 (un benchmark considéré comme bon, 1,2 ou plus étant excellent)
Attention les résultats sont très sensibles aux prix d'achats, aux frais de courtage, à l'horizon d'investissement et à l'investissement initial. Utilisez mon Excel et n'allez surtout pas reproduire les allocations que je présente. Ça peut ne pas convenir à vos besoins et cela reste des placements risqués.

Scénario 1 : prévision d'une récession

Vous prévoyez que d'ici 1-2 ans il y aura une crise et vous pensez qu'un portefeuille qui a fonctionné en 2007-2009 peut être intéressant pour une partie de votre portefeuille d'investissement ? Voilà ce que dit le modèle de Markowitz (adapté avec les contraintes de courtage et d'imposition ainsi que le fait que l'on a un prix d'entrée minimum sur chaque actif).
J'ai pris les rendements mensuels de toutes sortes d'indices pendant la période, malheureusement la plupart n'existaient pas avant septembre 2007 donc ça commence là et je termine en décembre 2010, c'est donc un portefeuille à horizon 3-5 ans avec une prévision d'une crise imminente sur les actions et l'immobilier qui n'est pas prévue par les marchés, qu'il faut vendre une fois la crise finie. Je rappelle que ça ne veut pas dire que ça se passera exactement pareil la prochaine fois. On suppose que le PEA a deux ans au départ.
CASH : Portefeuille protégé (risk-free)
XAUUSD : Or en dollars spot (once)
OBLI : Indice d'obligations d'Etats européens utilisé par l'ETF éligible PEA de Lyxor
EMKT : MSCI Emerging markets
LYFOO : Euro Stoxx 600 Food & Beverages
EWLD : MSCI World
INFR : FTSE Global Core Infrastructure
RSSL2000 : Russel 2000

Table des corrélations
J'obtiens le portefeuille de Markowitz suivant pour la période avec le solveur d'Excel, auquel j'ai demandé d'optimiser le ratio de Sharpe en prenant en compte tous les frais et impôts (le cash est avant frais de courtage).

Tableau de l'allocation
Ce qui me donne le résultat suivant

Rendement net
Si je lui demande une optimisation du rendement il me dit 100% or, mais ce n'est pas très intéressant à montrer.

Scénario 2 : prévision d'un bull market avec une baisse des taux

Même logique mais sur 2011-2020 avec un horizon 8-15 ans et j'inclus CD6 : MSCI Europe Consumer Discretionary
Corrélations sur la période
Donc ici on a une belle particularité, si on cherche à optimiser le ratio de Sharpe, on a comme résultat un portefeuille vraiment peu volatile. Attention, je répète, les indices obligataires ne pourront probablement plus jamais reproduire les performances exceptionnelles de ces dernières années surtout dans un bull market à cause du plancher des taux donc ce résultat est à prendre avec des pincettes.

Tableau de l'allocation

Rendement net

Si je lui demande maintenant de maximiser le rendement tout en conservant un ratio de Sharpe supérieur ou égal à 1 j'obtiens
Tableau des allocation

Rendement net
Qui en passant est à mon avis la meilleure allocation parmi toutes celles proposées, mais je tiens à dire que je suis bullish sur le moyen-long-terme.

Scénario 3 : crise et reprise avec taux stables

Là je prends tout depuis 2007 à aujourd'hui sur un horizon 15 ans en baissant artificiellement le rendement espéré de l'ETF obligataire à 2% par an pour avoir un rendement plus réaliste.

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En maximisant le ratio de Sharpe on a

https://preview.redd.it/v41ano6f8gb41.png?width=1598&format=png&auto=webp&s=d43b267b65e273a4af8fb5b18be039c7655c5219

https://preview.redd.it/bgvg3ioh8gb41.png?width=298&format=png&auto=webp&s=b8e6a6a9ede1a6193acba4de4e8594e4d0e20d8f
On note que le ratio de Sharpe est très bas. Sur de longues périodes avec des cycles violents c'est inévitable, c'est le désavantage se l'investissement 100% passif dans ces conditions. En maximisant le rendement et en exigeant un ratio de Sharpe de 0,5 minimum on a :

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Pour ceux qui veulent se servir de l'Excel

Encore une fois, faites votre propre due diligence. Ce modèle est adapté pour les investisseurs qui ne sont pas trop attachés émotionnellement à leur épargne et qui de préférence ont couverts leurs besoins en liquidités avec du capital protégé et qui croient en l'efficacité des marchés. De plus ça nécessite de savoir faire des prévisions sur les taux de rendement espérés. Je ne prends pas la responsabilité pour d'éventuelles pertes. Le lien de téléchargement est ici.
Vous pouvez bidouiller avec les rendements espérés sans problème et vous n'êtes pas obligés d'utiliser les moyennes historiques (je vous le conseille de les ajuster d'ailleurs).
Le solveur d'Excel est très capricieux, je suppose que vous l'avez activé dans les compléments d'Excel auparavant. Choisissez votre scénario et commencez par mettre votre somme à investi la somme que vous voulez investir tous les trimestres sur votre PEA et l'horizon d'investissement, si possible avec les prix à jour. Remplacez les nombres dans la colonne Nb actifs par 1. Ouvrez le solveur et cliquez sur chargeenregistrer. Sélectionnez les 12 cellules en-dessous d'optimisation rendement et cliquez sur charger. Sélectionnez dans la méthode GRG non-linéaire puis lancez l'algorithme. Si cela échoue essayez l'algorithme évolutionnaire (n'oubliez pas de remettre les Nb actifs à 1). Si il échoue aussi il faut relâcher la contrainte de volatilité maximum.
Si vous voulez changer d'autres paramètres ou ajouter d'autres valeurs demandez moi je vous expliquerai.
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Vue d'ensemble de la finance aujourd'hui

Dans la logique de mon post sur la vulgarisation du marché monétaire, voici une vulgarisation de la finance dans sa globalité. Avant de me lancer dans le vif du sujet, je tiens à clarifier des notions importantes qui pourraient porter à confusion et que je sais que je verrai dans les commentaires. Je vais aussi vous donner un peu mon opinion personnelle pour éviter tout malentendu dans la discussion, sautez cette partie si ça ne vous intéresse pas. Si la modération trouve que c'est trop hors-sujet, libre à elle de supprimer le post.
J’ai entendu vos critiques dans les commentaires, j’avoue que j’ai vraiment trop simplifié certains passages, j’avais peur que le post soit trop long et trop technique, parfois au prix de la précision et de la rigueur, mea culpa. Cette fois-ci j’ai fait le choix de faire une synthèse des différents marchés financiers, qui régissent l’allocation des ressources financières dans notre société. Nombre d’entre vous ont dû entendre parler de certains d’entre eux, peut-être que vous participez à certains. Toutefois, comme dans mon autre post, je tiens à faire une précision importante. Les informations que je vous donne ici sont grandement insuffisantes pour que vous vous lanciez sur ces marchés, sans que cela s’apparente à une soirée au Monte Carlo pour votre portefeuille. Je ne vous incite aucunement à le faire, mon but étant uniquement d’éclairer ce qui se passe sur les marchés financiers, je n’ai aucune participation à quoi que ce soit, je ne suis pas rémunéré et je ne cherche pas à vendre ou à promouvoir quoi que ce soit. Je ne serai pas 100% exhaustif mais je ferai de mon mieux pour éclairer des sujets que vous pouvez parfois rencontrer dans la presse. Encore une fois, les questions et les remarques sont la bienvenue.
Un marché financier est une notion très abstraite somme toute, il s’agît de l’ensemble des acteurs, des informations et des outils qui font que l’offre (d’actifs) et la demande (le capital) se rencontrent. Ce n’est pas à confondre avec une bourse, qui est un lieu physique (et maintenant virtuel) où se rencontrent l’offre et la demande, ou une place financière, qui est une ville qui regroupe un grand nombre de marchés financiers et d’acteurs majeurs. Quand votre tonton vous prête 10k EUR pour que vous lanciez votre site d’e-commerce, ou que vous déposez de l’argent à la banque, vous participez à un marché financier. Au fil de l’histoire, différents outils financiers ont fait leur apparition, parfois graduellement, parfois brusquement sous l’impulsion de génies/fous (souvent des mathématiciens) et ont conféré des propriétés particulières aux marchés financiers. Il s’agît entre autres de la capacité à :
- Investitransférer le capital et les liquidités inutilisés
- Transférer le risque entre participants
- Echanger à l’international
- Eviter qu’il y ait trop de disparités entre les prix dans le marché, et qu’ils suivent (plus ou moins bien) la valeur intrinsèque.
Un marché efficace est par définition un marché qui reflète bien la valeur intrinsèque d'un investissement compte-tenu des informations disponibles. Des inefficacités peuvent surgir de coûts de transaction et/ou de frais d'agence élevés, de la faible liquidité des actifs ou encore à cause de barrières de toutes sortes. A mon humble avis, dans une économie de marché, il est dans l’intérêt public à ce que certains marchés soient efficaces pour que les inégalités économiques ne soient pas amplifiées et que toutes les classes sociales puissent y avoir accès, tant que cela ne se nuit pas indirectement à la société.
Parlons maintenant de prix et de valeur intrinsèque. La valeur intrinsèque d’un actif ou d’un instrument financier est la valeur financière (et parfois non-financière) future qu’il procurera, compte tenu de l’incertitude qu’il y a autour de la capacité de l’actif à réaliser cette valeur à l’avenir. La valeur intrinsèque est subjective car elle dépend de l’acheteur, principalement de son aversion et de sa capacité à encaisser le risque, mais pas que, comme nous allons le voir. Le prix reflète entre autres l’offre et la demande de l’actif, plus précisément les informations qu’ont les acheteurs, leurs biais et les barrières à la transaction, c’est pour cela qu’il peut dévier, parfois fortement, de la valeur intrinsèque. La valeur intrinsèque est fondamentalement impossible à connaître, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de modèles mathématiques ou qualitatifs pour tenter de l’estimer. Ce qu’on appelle un acteur rationnel c’est un participant qui va, compte tenu de son capital, de ses besoins de liquidité, de son horizon d’investissement et de son aversion au risque (qui est une caractéristique rationnelle) acheter les actifs dont le prix est en-dessous de la valeur intrinsèque qu’il leur assigne et vendre ceux dont le prix est au-dessus de cette valeur.
Je ne crois pas qu’il y ait une façon non biaisée de présenter la finance alors je vais vous donner mon biais. Je crois personnellement en la finance comportementale et ce que je vais dire dans ce paragraphe est très controversé et mériterait toute une vie de recherche pour justifier (on peut en reparler dans les commentaires). Il faut savoir qu’il y a des paramètres anthropologiques (psychologiques, sociologiques, culturels, religieux et géographiques) qui viennent affecter les marchés, notamment leur efficacité, et les financiers et les régulateurs peuvent aborder le problème de plusieurs façons. Parfois on va trouver des intermédiaires qui vont faire fi de ces barrières, parfois on va tenter d’anonymiser les participants, parfois on va trouver un moyen de diffuser l’information à tous les participants, parfois on va réguler pour empêcher certains comportements nuisibles ou illégaux, ou bien on va créer des outils ou des stratagèmes pour contourner les barrières sans les effacer. La désintermédiation, la dérèglementation et le décloisonnement, ainsi que la volonté d’atteindre la concurrence pure et parfaite, ne sont pas toujours les meilleurs moyens d’avoir des marchés efficaces. Il faudrait que toutes les barrières socioculturelles, tous les biais psychologiques des participants des marchés disparaissent pour que cela puisse se faire, ce qui n’est évidemment ni souhaitable ni possible.
Le début est un peu technique mais est crucial pour que vous compreniez la suite. Premièrement, je vais vous parler de la notion de marché primaire et de marché secondaire, qui détermine où est transféré le capital et le risque. Deuxièmement, je vais vous parler de l’organisation et de la régulation des marchés. Troisièmement, je vais vous parler de la classification des marchés en fonction des instruments financiers qui s’y échangent et dernièrement je vais vous parler de la classification des marchés en fonction des actifs qui s’y échangent.
A – Les marchés primaires, secondaires, tertiaires et quaternaires.
Le marché primaire est le marché qui fait rencontrer ceux qui vont fournir des actions ou des obligations de leur propre entreprise, des matières premières ou autres actifs, en échange de capital. Quand une entreprise ou un Etat lèvent des fonds ils participent sur ce marché, quand une société d’exploitation de pétrole brut vend ses barils elle y participe aussi. Quand vous prêtez de l’argent à votre pote, ou que vous achetez une maison neuve à un promoteur immobilier vous participez au marché primaire. En général, il s’agît d’un marché désorganisé où des particuliers et des entreprises se rencontrent par leurs propres moyens (bouche à oreille, publicité) et qui est très peu régulé, qu’on appelle gré-à-gré, que j’expliciterai bientôt. Ce marché est relativement risqué et peu transparent, en général votre seul recours juridique est le civil et si votre contrepartie fait faillite vous n’avez aucune garantie de pouvoir récupérer votre dû. Il demande de faire confiance à votre contrepartie, d’être compétent et parfois spécialisé dans ce domaine ainsi que d’être particulièrement critique des informations que l’on vous donne. Quand il est organisé, il s’agît le plus souvent d’une vente aux enchères entre participants agréés.
Le marché secondaire est le marché où les actifs sont revendus entre investisseurs, ici le capital et le risque sont transférés d’un investisseur à un autre. Ce marché a plusieurs fonctions, il permet entre autres aux investisseurs de sortir du marché quand ils en ont envie, de standardiser et regrouper les actifs, d’actualiser le prix des actifs en fonction des événements et de permettre à un plus grand nombre d’investisseurs de détenir certains actifs qui leur serait parfois impossible d’obtenir faute de contacts ou de moyens. Si une action ou une obligation est échangée sur le marché secondaire, cela veut dire que l’entreprise sous-jacente a donné son accord à ce qu’elle renonce à choisir qui détient ses parts ou sa dette (à quelques exceptions près), elle n’est pas affectée directement par la transaction. Le marché secondaire est le plus souvent organisé et régulé, moyennant commission. Il est le plus souvent organisé dans un type d’enchère très particulier qu’on appelle bourse, ou bien d’un marché organisé par un courtier.
Je parle brièvement du marché tertiaire et du marché quaternaire car vous pourrez peut-être en entendre parler, le marché tertiaire est le marché où les courtiers interagissent avec les grosses institutions (souvent des banques) et le marché quaternaire est le marché entre grosses institutions uniquement. Ce sont des marchés gré-à-gré.
B – L’organisation et la régulation des marchés
Le marché le plus basique est le marché gré-à-gré ou over the counter (OTC) en anglais. Comme je l’ai dit plus haut, ce marché n’est pas organisé, il est sans intermédiaires. Pour y participer il faut trouver des contreparties par ses propres moyens, chercher les informations par soi-même et surtout faire confiance à la personne en face, chose qui n’est pas toujours facile. C’est surtout sur ce marché que se manifestent les barrières anthropologiques et les biais psychologiques car il y a peu de moyens de réguler ce qui s’y passe ou d’être sûr des informations que l’on a. Bien évidemment il existe des lois et des garde-fous juridiques ou médiatiques, mais vous êtes libres de rédiger n’importe quel contrat légal sur ce marché. C’est d’ailleurs ici que vous verrez les instruments financiers les plus complexes comme les options exotiques ou les swaps. Sur le marché gré-à-gré on dit que la liquidité est faible, comme vous avez souvent affaire à des actifs uniques (startups, œuvres d’art, options exotiques) que très peu de personnes convoitent, ce qui fait qu’il est coûteux et long de trouver des acheteurs, et ce qui pousse les prix à la hausse.
Je ne vais pas m’attarder dessus car il y a énormément à dire dessus, mais la vente aux enchères est une forme d’organisation des marchés. Vous y trouverez par exemple les obligations souveraines, les œuvres d’art ou bien, lors d’une introduction en bourse d’une entreprise, des actions sont attribuées aux premiers actionnaires via une enchère, ce qui permet de déterminer le prix initial de l’action en bourse. Si cela vous intéresse, regardez les différents types de vente aux enchères comme l’enchère anglaise ou l’enchère néerlandaise. Ici vous avez quelques intermédiaires qui rentrent en jeux comme le commissaire-priseur ou la banque d’investissement pour l’introduction en bourse, qui vont prendre leur commission en échange de la publicité qu’ils fournissent à votre actif et de la facilitation de la transaction – autrement dit de la liquidité. Il est à noter qu’un commissaire-priseur qui tient à sa réputation va exiger certaines contraintes et garanties sur l’actif, ce qui donne un début de régulation au marché financier. Dans le cas d’une introduction en bourse (Initial Public Offering ou IPO), les exigences sont draconiennes, les comptes financiers, les cadres dirigeants de l’entreprise et les actionnaires actuels sont scrutés à la fois par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France, et les analystes financiers.
La bourse est une forme d’enchère très spécifique. Elle rassemble des traders qui travaillent pour des courtiers ou des sociétés de gestion d’actifs et fonctionne avec une enchère dite continue/dirigée par ordres et est chapeautée par l’AMF en France. Les traders donnent des ordres de vente et d’achat – soit ils donnent un prix et achètent ou vendent tout ce qui est à un prix meilleur ou égal, soit ils spécifient une quantité et achètent ou vendent peu importe le prix, il existe aussi des ordres plus complexes où l’on spécifie un prix, une quantité et une date limite, entre autres. La bourse génère des profits en prenant une commission sur chaque ordre et à chaque fois qu’une nouvelle entreprise rentre sur le marché s’il s’agît d’une bouse d’actions. Ici il n’y a pas un prix unique pour un actif, il y a le prix de la demande (ask) et le prix de l’offre (bid) – il faut proposer un prix égal ou supérieur à l’ask pour pouvoir acheter l’actif et un prix inférieur ou égal au bid pour pouvoir le vendre. Un des effets de cette structure de marché (qui peut paraître contre-intuitif pour ceux habitués au marché gré-à-gré) est que plus on veut acheter une grande quantité de l’actif, plus il va falloir proposer un prix élevé, et inversement plus l’on veut en vendre, plus il va falloir baisser son prix. La bourse crée un peu plus de symétrie entre les acheteurs et les vendeurs, ce qui n’existe pas dans le marché gré-à-gré où l’avantage est déterminé largement par le contrôle qu’ont les acheteurs et les vendeurs sur le marché et l’information en circulation. Le rapport de force ne disparaît pas entièrement mais est artificiellement atténué. Cela fait aussi que si beaucoup d’acheteurs et vendeurs sont intéressés par un actif et que beaucoup d’ordres circulent, statistiquement la différence entre le bid et l’ask sera plus faible, c’est pour cela qu’on mesure traditionnellement la liquidité d’un actif en bourse par la différence entre le bid et l’ask, qu’on appelle le « bid-ask spread », par la moyenne du bid et de l’ask. En exigeant une forte transparence, en attirant des analystes financiers, les autorités des marchés et les médias, la bourse est un peu moins risquée que le marché gré-à-gré, permet d’avoir une meilleure idée de la valeur intrinsèque et surtout une bien meilleure liquidité, bien sûr à un prix. Bien sûr, le risque propre aux rendements futurs de l’investissement n’est pas vraiment affecté et jouer en bourse reste relativement risqué, voir même à espérance négative dans le cas du marché des changes. Sans rentrer sans les détails, la bourse permet parfois d’effectuer la vente à découvert (short-selling), c’est quand vous empruntez un actif à quelqu’un qui le détient, moyennant commission, pour le vendre immédiatement, le racheter plus tard (en espérant que les prix ont fortement baissé) et le rendre à son propriétaire après – cette pratique permet dans de nombreux cas d’ajuster des prix trop élevés lorsque pour x ou y raison les détenteurs ne les vendent pas alors que le prix est surélevé. Traditionnellement une bourse se tient dans un lieu physique mais maintenant c’est largement effectué virtuellement.
La dernière structure de marché majeure est le marché organisé par un courtier – souvent une banque d’investissement. Ici le courtier achète une grosse quantité d’actifs sur la bourse en tant que broker et la revend au détail à ses clients en tant que dealer, ses traders sont là pour répondre à la demande des clients au meilleur prix possible et à liquider le surplus. Le courtier peut prendre une commission sur les ordres, fixer son propre bid-ask en fonction de ses stocks disponibles et empocher la différence. Dans certains cas il peut prêter de l’argent à ses clients pour qu’ils achètent ses produits et encaisser les intérêts du prêt ou encore proposer les services d’analystes financiers qui vont faire des recommandations aux clients (a.k.a full service). Ces marchés restent contrôlés par l’AMF en France vu le contrôle qu’a le courtier sur son marché, le but étant que ses prix suivent ceux de la bourse. Le courtier gère son propre risque et met des limites (comme le margin call) pour éviter que ses clients ne fassent faillite – il est perdant si cela se produit, surtout s’il a prêté de l’argent à son client, il a surtout intérêt à ce que son client continue d’effectuer des ordres car c’est comme cela qu’il se rémunère, parfois au détriment du client.
C – marché au comptant, marché à terme et marché dérivé
Le marché au comptant, en anglais « spot » est le marché où les échanges ont lieu en temps direct – si accord il y a, l’actif et le capital sont échangés au moment de la transaction. Sans aucun autre instrument il n’offre pas beaucoup de flexibilité, il ne permet pas de manipuler facilement le risque auquel on s’expose, car en achetant un actif on prend à 100% le risque du sous-jacent et on est totalement soumis aux aléas des prix.
Le marché à terme est un peu différent. Ici on s’engage dans des contrats spécifiques où l’on se met d’accord sur un prix et où l’échange de capital et d’actif s’effectue à une date postérieure, peu importe le prix du marché à ce moment. Le terme utilisé pour dire qu’on rentre dans un contrat à terme est prendre une position. Ici on a un transfert d’une partie du risque de l’acheteur de l’actif (on dit qu’il est en position longue) au vendeur (on dit qu’il est en position courte). En effet, celui en position longue préfère fixer le prix futur et ne pas prendre le risque que les prix baissent et celui en position courte prend le risque d’acheter quelque chose qui en vaudra moins à la date de l’échange. Cela permet à certains investisseurs de couvrir, par exemple, leur risque de change s’ils savent qu’à une certaine date ils voudront échanger une certaine somme de monnaie contre une autre et à d’autres qui ont une plus grande capacité à encaisser le risque de spéculer. Ces contrats ont d’autant plus de valeur que le sous-jacent est volatile. Vu qu’on a vu le marché gré-à-gré et la bourse, je vais parler des différences entre les deux sur le marché à terme. Sur le marché à terme gré-à-gré, les contrats à terme sont appelés « forwards », vous pouvez les personnaliser comme vous voulez, avec vos prix, vos quantités, vous négociez ça. Cependant, si votre contrepartie fait faillite avant l’exécution du contrat, vous n’avez aucun moyen d’effectuer la transaction et vous n’avez aucun moyen de sortir de ce contrat si vous-mêmes vous avez des difficultés à remplir vos obligations. Si vous êtes un agriculteur qui vend sa récolte de l’année prochaine avec ce type de contrat, vous avez intérêt à faire en sorte que vous produisez assez pour l’exécuter ou que vous pouvez acheter ce qui vous manque si vous n’y parvenez pas le jour de la livraison. Sur le marché à terme en bourse c’est un peu différent, ici les prix, les quantités, les obligations contractuelles et modalités de livraison sont fixés à l’avance par l’offre et la demande et ne sont pas négociables, avec ce qu’on appelle les contrats « futures ». L’avantage des futures est que si vous pensez qu’il y a un risque que vous ne puissiez apporter votre partie du contrat (le capital ou l’actif), vous pouvez vous dégager de votre obligation contractuelle en cédant votre position à quelqu’un en capacité de le faire – si vous avez de la chance, plus de participants pourront exécuter votre position maintenant, ce qui normalement devrait rendre votre position attirante et on vous achètera votre contrat. Si au contraire, nombre comme vous ne peuvent exécuter ce contrat (mauvaises récoltes à cause de la météo par exemple), vous aurez du mal à le céder et vous serez peut-être obligé de payer quelqu’un pour qu’il l’exécute à votre place. Par ailleurs, les participants sont obligés d’avoir un apport en capital pour rentrer dans un future et si par hasard votre contrepartie fait faillite, la chambre de compensation (ou clearing house) vous remboursera, ce qui élimine le risque de contrepartie. Autre particularité du contrat à terme, vous pouvez conserver la rente de votre actif tant que la date d’exécution n’est pas venue, mais vous devez toujours payer les frais de stockage, livraison ou autres, ce qui est bien sûr pris en compte dans le prix.
Le marché des dérivés est vraiment là où le risque est transféré et manipulé. Ici on échange ce qu’on appelle des options/warrants, des contrats d’échange (swaps), des pensions livrées (repurchase agreements ou « repo »), les couvertures de défaillance (credit default swaps, CDS) entre autres. N’ayez crainte on va attaquer chacun de ces termes. D’abord, sur le marché des dérivés en bourse on a les options dite « vanilla ». Une option, contrairement à un contrat à terme, donne le droit et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un moment donné à un prix donné et on effectue une transaction financière pour rentrer dans ce contrat, proportionnelle au risque que transféré d’une partie à l’autre. Le droit d’acheter l’actif est appelé « call » et le droit de le vendre est appelé « put », le prix convenu est appelé « strike price ». Si le jour venu votre strike price est plus intéressante que le prix de l’actif à ce moment-là, on dit que votre option est « in the money » (ITM), si votre option est moins intéressante on dit qu’elle est « out of the money » (OTM) et si elle est aussi intéressante que le prix actuel, on dit qu’elle est « at the money » (ATM). Si votre option vous donne seulement la possibilité d’exercer votre droit à une date donnée, on dit qu’elle est de style européen, si vous pouvez l’exercer à n’importe quel moment jusqu’à la date convenue on dit qu’elle est de style américain. Plus le prix de l’actif sous-jacent est volatile, et plus il est facile d’exercer l’option (par exemple si elle est de style américain), plus il y a de fortes chances que l’option soit in-the-money, plus la valeur de l’option augmente, car le détenteur transmet beaucoup de risque à sa contrepartie. Vous trouverez aussi en bourse de commerce des options sur la météo, pour vous protéger en cas de mauvaises récoltes par exemple. L’intérêt de ces options est qu’elles peuvent facilement créer de gros effets de levier étant donné qu’une option vaut typiquement 2-10% de l’actif sous-jacent, puis comme c’est échangé en bourse on peut s’en débarrasser rapidement si on ne peut pas les exercer faute de moyens ou d’actif. Pour les matheux intrigués je conseille en introduction le modèle de Black-Scholes. Sur le marché gré-à-gré on va retrouver tous les contrats divers et variés susmentionnés. Une warrant est une option non-échangeable émise par une banque en série limitée. Ensuite on a les options exotiques, qui sont tout un tas d’options avec des règles particulières. Pour vous donner des exemples on a des options pour échanger des actifs (pourquoi pas du blé contre une action Google ?), les options style asiatique qui vous donnent le droit d’acheter un actif à son prix moyen sur une période donnée (pour vous protéger de la volatilité) ou les options style parisiennes qu’on ne peut exercer que si le prix du sous-jacent est dans certains clous pendant une certaine période (pour vous protéger de la manipulation des cours). Le swap ou contrat d’échange est quand deux parties se mettent d’accord pour faire plusieurs contrats à terme à répétition, nous allons en voir des exemples plus tard. Je m'attarde un peu sur le repo car c'est très discuté dans les actualités récemment. J'y ai fait référence dans mon post sur la monnaie. Un repo est une transaction spot (actif contre capital) plus un contrat forward pour que l'actif soit racheté à une période future. C'est une façon pour une institution financière d'emprunter de l'argent à une autre (souvent pour une très courte période, parfois 24h), comme la banque centrale, sans que l'autre partie ne prenne quelconque risque, tant est que l'actif échangé soit fiable, comme un bon du trésor. La banque centrale injecte des liquidités temporairement, elles reviennent dans ses coffres le jour suivant. Ce n'est pas comme le Quantitative Easing où l'actif est définitivement acheté par la banque centrale et l'argent est injecté durablement dans le système. La banque centrale fait des repo pour imposer pratiquement par la force les taux qu'elle veut transmettre au reste de l'économie, surtout lorsque les banques commerciales ne se font plus confiance et font grimper leurs taux au-delà des limites définies par la banque centrale. Les couvertures de défaillance servent à rembourser les détenteurs d'obligations lorsque l'entreprise sous-jacente fait défaut (c'est un contrat d'assurance).
Synthèse de l'organisation et de la classification des marchés
D – Les marchés selon les types d’actifs
Le marché monétaire (que j’ai couvert en détail dans mon post précédent) est le marché où les liquidités excédentaires sont prêtées pour une période courte aux entreprises, particuliers ou Etats qui en ont besoin, moyennant une rente nommée intérêt. je vous renvoie à mon post sur le sujet
Le marché de la dette long-terme est là où se financent les participants qui veulent des fonds pour une période supérieure à deux ans, moyennant intérêts. On appelle le marché où s’échange entre investisseurs la dette long-terme le marché obligataire. On a des obligations de différents types en fonction des intérêts versés ou des options attachées à l'obligation. Une obligation a un principal et un coupon (l'intérêt versé périodiquement). Une obligation sans coupon est un zéro-coupon et au lieu de verser un intérêt, on prête initialement une somme au débiteur qui est inférieure au principal qu'il doit rendre à la fin du contrat. Le principal peut être remboursé progressivement comme pour une dette immobilière (amortissement) ou en totalité d'un coup à la fin du contrat (bullet bond). Le coupon peut être à taux fixe ou variable. Si c'est variable ce sera en général le LIBOR + une petite prime de risque/liquidité ou bien une grosse prime - le LIBOR. Comme on peut revendre des obligations sur le marché secondaire, leur prix va varier en fonction du risque que le débiteur fasse défaut et des taux. Si les taux en vigueur aujourd'hui sont meilleurs que celui de votre obligation, sa valeur relative décroît. C'est pour cela que les obligations d'Etat ont un risque de prix sur le marché secondaire et ne sont pas sans risque, le risque de défaut n'est pas le seul risque d'une obligation. Une des propriétés vertueuses des obligations est la convexité, en termes simples, une obligation peut plus facilement prendre de la valeur si les taux baissent, qu'elle ne peut en perdre si les taux augmentent. On trouvera sur le marché des dérivés des couvertures de défaillance (CDS), des repo et des swaps pour échanger des taux fixes contre des taux variables, ainsi que des mortgage-backed-securities (MBS) qui regroupent de nombreux crédits immobiliers d'une banque régionale ou des collateralized-debt-obligations (CDO) qui regroupent des crédits et d'autres instruments financiers pour produire un actif complexe avec un risque personnalisé (souvent très élevé). Ce sont les CDO, les MBS et les CDS qui ont causé la crise de 2008 comme les agences de notation n'ont pas fait leur rôle et ont sous-estimé le risque de ces produits.
Le marché action est le marché où s’échangent les parts des entreprises. Une action représente la valeur résiduelle des profits (ou de la liquidation) d’une entreprise une fois que tous les créanciers (l’Etat compris) sont payés. Certaines actions ont des droits de votes, d’autres non. Elles versent une rente appelée dividendes, qui sont variables en fonction des résultats de l’entreprise ainsi que de ses besoins en capital. Une définition alternative d’une action est une dette à durée indéterminée/illimitée. En bourse on va calculer la valeur intrinsèque de l'action en faisant la somme des dividendes futurs qu'on espère plus le prix de cession espéré divisisés par un taux qui représente le risque de l'investissement et le retour minimum qu'on attend en échange. Alternativement on calcule la valeur liquidative des actifs de l'entreprise moins sa dette si on pense qu'elle va faire faillite. Plus un dividende est éloigné dans le temps, moins il comptera dans la valeur intrinsèque, puis si l'on estime que le risque est élevé, les dividendes lointains ne comptent quasiment pas. Si on pense que le marché est efficace, deux autres méthodes populaires existent, la première est appelée les multiples. En gros on regarde les entreprises comparables et on calcule ler prix divisés par leurs revenus par exemple, puis on multiplie les revenus de l'entreprise qu'on analyse par ces multiples pour avoir une idée de sa valorisation relative. Sinon, on regarde à quel point l'action varie en même temps que le restedu marché. Si l'action varie moins fortement que le marché, on lui donne une valeur plus grande, inversement si elle varie plus fortement on baisse sa valeur car on considère que c'est une action risquée. Hors bourse, il y a plusieurs méthodes. Si l'entreprise est toute nouvelle on va surtout valoriser la compétence des entrepreneurs pour estimer le risque, si l'entreprise gagne déjà de l'argent mais ne verse pas de dividendes on va regarder ses flux de trésorerie et son EBITDA. On classifie les actions en fonction des secteurs industriels, du prix par rapport aux revenus nets, flux de trésorerie et aux dividendes (Value et Growth) ainsi qu'en fonction de leur capitalisation boursière. On trouvera ici nos options, mais aussi des indices boursiers qui font la moyenne des rendements (en terme de prix et de dividendes) d'un groupe d'actions, soit à part égale pour chaque entreprise, soit pondérée par leur capitalisation boursière ou leurs prix par action individuelle. Ces indices sont suivis par des fonds indiciels, qui peuvent être soit des fonds mutuels (achetés en gré-à-gré) ou des ETF (achetés en bourse/courtiers). On trouvera ici nos options, nos warrants, des equity swaps (échange de dividendes par exemple) ou des total return swaps (pour les ETF synthétiques, voir mon post sur le sujet).
On notera que le marché action et le marché obligataire forment le marché dit des capitaux.
Le marché des changes (Foreign Exchange ou tout simplement ForEx en anglais) est le marché qui fait jonction entre les différentes économies et permet de convertir une monnaie en une autre – la monnaie ne verse pas de rente mais est sujette à l’inflation/déflation de l’économie qu’elle représente. L’offre et la demande d’une monnaie est déterminée par l’attractivité de l’économie – si beaucoup d’investisseurs étrangers veulent y investir, la demande pour la monnaie va croître et sa valeur relative va s’apprécier, ou bien si des ressortissants d'un pays veulent renvoyer des liquidités chez eux. Alternativement certaines monnaies sont fixées à d’autres monnaies ou, rarement aujourd’hui, fluctuent en fonction du prix de certaines matières premières et de la quantité d'icelles possédée par la banque centrale par rapport à la demande de la monnaie. Dans le cas des cryptomonnaies, en plus de la demande et l'offre de monnaie, on valorise aussi la qualité des services, la capacité de calcul allouée et coût pour effectuer les transactions. Ici on peut faire des swaps de monnaie, en gros simuler le coût d'un échange de monnaie sans s'échanger réellement la monnaie. Ca permet de couvrir le risque de change sans passer par le marché classique.
Le marché alternatif est composé de plusieurs marchés comme le marché des matières premières (représenté par les bourses de commerce) où s’échangent métaux précieux, l'énergie, le pétrole et blé entre autres, le marché des fonds d’investissement à stratégies alternatives type private equity/venture capital/hedge fund avec des stratégies impossibles à réaliser pour des particuliers seuls, le marché de l’immobilier – où la rente est appelée loyer, le marché des œuvres d’art, du vin et j’en passe et des meilleurs. Sur les matières premières on va aussi trouver des indices de prix (commodity indexes), des futures sur l'or, des options sur la météo et des forwards sur des matières exotiques. L'immobilier est classé en plusieurs catégories comme le résidentiel, le commercial et les bureaux, les actifs peuvent être détenus en direct ou à travers des fonds privés ou cotés.
En résumé
Voilà une synthèse de la finance aujourd'hui. J'ai omis des sujets comme la FinTech car cela sort du propos, mais, tant est que la modération l'accepte, je vais publier une brève histoire de la finance qui comprendra cela. J'ai fait exprès d'aborder certains sujets sans trop les creuser, notamment les bulles financières, car je préfère répondre à des questions précises plutôt que de me lancer dans une explication qui va perdre tout le monde. Je n'ai pas eu le temps de faire tous les graphiques et schémas que je voulais mais si vous en voulez en particulier ce sera avec plaisir. Si vous voulez des sources pour des éléments particuliers hésitez pas, j'ai toute une bibliographie d'articles et de livres. Merci à ceux qui m'ont encouragé à écrire ce post.
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